La restructuration chez Unilever a également des conséquences pour la Belgique. Quelque 200 emplois sur près de 800 vont certainement disparaître, a appris jeudi l'agence BELGA auprès d'Unilever Pays-Bas, où l'on n'était pas en mesure de préciser si d'autres emplois sont en jeu.

Les 200 emplois qui vont disparaître avaient déjà fait l'objet d'une annonce en juillet. Les syndicats espéraient, jusqu'il y a peu, pouvoir éviter ce scénario.

La disparition des postes intervient à la suite de la fusion entre les administrations belge et néerlandaise en vue de former une nouvelle organisation pour le Bénélux. La porte-parole d'Unilever Belgique n'avait, à l'époque, pas écarté la possibilité de licenciements secs. "La fusion au niveau du Bénélux était une sorte d'annonce avant la lettre de la restructuration mondiale. Elle s'inscrit dans la stratégie visant à former des organisations transnationales", selon Unilever Pays-Bas.

Unilever va également mettre en oeuvre deux autres stratégies. Tout d'abord revoir son portefeuille d'activités, en vendant des marques qui contribuent moins au bénéfice. Le troisième volet passe par la fermeture ou la rationalisation de 50 à 70 sites de production. Jeudi, Unilever Pays-Bas n'était pas en mesure de dire si ces stratégies vont avoir des conséquences en Belgique.

Selon Eric Van Der Smissen, du syndicat socialiste SETCa, la seule unité du site de Forest qui n'a pas été touchée par le licenciement annoncé en juillet est celle de Lipton. "Il est donc possible qu'elle le soit désormais", a précisé le syndicaliste. De son côté, le responsable syndical chez Lipton, Baudoin Ferrant (FGTB), dit être "en attente d'informations de la direction". Aucune information n'est actuellement disponible pour les unités de productions de Knorr, Becel et Dove situées en Belgique.

Au niveau mondial, Unilever souhaite licencier 20.000 personnes sur 179.000 travailleurs au cours des quatre prochaines années. La restructuration aurait surtout un impact en Europe. Unilever entend réaliser à terme 1,5 milliard d'euros d'économies.