Valeurs bancaires durement secouées

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Valeurs bancaires durement secouées
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La journée de vendredi fut particulièrement chahutée sur les Bourses. Tous les indices ont accusé des pertes de près d'un pour cent. Ils ont été tirés vers le bas par la chute de Wall Street jeudi et la dégringolade des valeurs bancaires. Tout cela sur fond de rumeurs plus alarmistes les unes que les autres.

Le spectre de la crise du subprime (marché du crédit immobilier américain à risque) est réapparu à la faveur de plusieurs mises en garde d'analystes ou de chiffres jugés inquiétants.

C'est le courtier CIBC World Markets qui a semé la panique jeudi en abaissant sa recommandation sur Citigroup à "sous-performance" en raison d'inquiétudes sur les perspectives financières de la première banque américaine. Selon lui, celle-ci pourrait être contrainte de céder des actifs, d'augmenter son capital ou de réduire son dividende pour améliorer ses ratios financiers. Citigroup a perdu jeudi près de 7 pc. Quasi du jamais vu.

Vendredi, c'est la banque Merrill Lynch qui était en pleine déroute. Selon le "Wall Street Journal", elle aurait fait appel à des fonds spéculatifs pour masquer certaines pertes (lire ci-contre).

Cette information que la banque d'affaires semblait réfuter vendredi, entraînait une chute de l'action de plus de 9 pc à Wall Street en cours de séance.

Rumeurs sur Barclays

Les informations ne sont pas beaucoup moins inquiétantes de ce côté-ci de l'Atlantique.

Vendredi, la rumeur circulait que la banque britannique Barclays, candidate malheureuse à la reprise d'ABN Amro, avait dû faire appel à l'aide de la Banque d'Angleterre comme le fit sa consoeur Northern Rock pour compenser son manque de liquidités. Une information qui n'a pas été commentée officiellement. Dexia avait déjà jeté un froid en annonçant jeudi que sa filiale américaine Financial Security Assurance (FSA) spécialisée dans le rehaussement de crédit accusait une perte nette au troisième trimestre plus élevée que prévu (121,8 millions de dollars).

Dans la foulée l'analyste du groupe suisse UBS a revu à la baisse sa recommandation à l'égard de Dexia. Il a fait de même pour Fortis dont il a fixé l'objectif de cours à... 18 euros. Il estime que le groupe belgo-néerlandais présidé par Jean-Paul Votron n'a pas donné d'informations claires sur son exposition à la crise du "subprime". L'action a perdu vendredi 4,64 pc pour atteindre 20,34 euros. Le fait que la banque ABN Amro (et donc le consortium qui l'a rachetée) ait décidé de ne pas publier ses résultats trimestriels, s'alignant ainsi sur l'agenda de Royal Bank of Scotland, a encore accru la méfiance.

Les investisseurs espèrent maintenant y voir un peu plus clair sur l'impact de la crise du "subprime" avec la publication la semaine prochaine des résultats trimestriels de plusieurs grands noms. Il y aura notamment le bancassureur néerlandais ING et le groupe bancaire français BNP Paribas mercredi, et Fortis jeudi. Pour Dexia, il faudra attendre le 16 novembre.

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