Le président de l'Union européenne (UE) Herman Van Rompuy a défendu jeudi la nécessité d'une convergence économique et fiscale entre les pays membres de la zone euro, afin de renforcer la monnaie unique, lors d'un déplacement à Londres.

"Les pays de la zone euro doivent, évidemment, travailler encore plus étroitement que les autres: après tout, ils ne partagent pas seulement un marché, mais une monnaie. Cela suppose d'aller plus loin dans la coordination de leurs politiques économiques", a déclaré le président de l'UE, dans un discours prononcé à Europe House, les locaux londoniens des institutions européennes.

"En utilisant les outils à leur disposition, les pays de la zone euro peuvent et doivent développer la convergence de leurs politiques économiques. De nouvelles réflexions sur ce sujet se diffusent à travers la zone euro", a poursuivi M. Van Rompuy en prenant l'exemple "de la coordination des réformes des retraites, ou la coordination de certains régimes fiscaux".

Mais il a tenu à rassurer l'opinion britannique, très eurosceptique, en soulignant que les pays n'ayant pas adopté l'euro, comme le Royaume-Uni, seraient libres de se joindre ou pas à ces efforts d'intégration. "Cela n'impliquerait pas les pays non-membres de la zone euro qui ne souhaiteraient pas s'impliquer", a-t-il dit.

Le Premier ministre français François Fillon, également en visite à Londres jeudi, a lui aussi plaidé pour une plus grande convergence "économique, sociale et fiscale" au sein de la zone euro, en assurant que cela était dans "l'intérêt" de Londres.