Le géant de l'eau et de l'environnement propose en effet à Suez une période de discussions de six mois "pour rechercher les bases communes d'un accord" et s'engage pendant cette période à ne déposer "une offre publique portant sur 70,1% du capital de Suez qu'à la condition qu'elle soit amicale", a-t-il indiqué dans un communiqué.

Ainsi, "Veolia déclarera que son intention de déposer une offre publique sera conditionnée à une recommandation favorable du conseil d'administration de Suez."

"Je suis désireux de prouver que mon offre n'a jamais été hostile, c'est pourquoi je suis prêt à donner un gage important en contrepartie d'efforts semblables de la part de Suez", a expliqué à des journalistes le PDG de Veolia, Antoine Frérot, lors d'une conférence téléphonique.

En contrepartie, le groupe demande à son concurrent de désactiver la fondation de droit néerlandais qui devait abriter son activité Eau France, une "pilule empoisonnée" destinée à faire capoter un rachat.

Veolia a en outre réitéré ses engagement sur la question sociale, promettant de "maintenir l'ensemble de l'emploi des salariés en France".

Le groupe d'énergie Engie doit réunir mercredi son conseil d'administration pour étudier la proposition de Veolia, qui n'est valable que jusqu'à minuit.

Réaction des marchés

L'action Suez grimpait de 7% mercredi à la Bourse de Paris après l'offre améliorée proposée par Veolia pour racheter à Engie ses 29,9% de parts dans le groupe.

A 09H17 (07H17 GMT), le titre Suez avançait de 7% à 15,97 euros dans un marché en baisse de 0,46%. Veolia grappillait 0,52% à 18,43 euros et Engie montait 1,06% à 11,40 euros.