"Je démens formellement, c'est totalement faux, le secrétaire général de l'Élysée n'est pas intervenu", a martelé le porte-parole, Gabriel Attal, lors du compte-rendu du conseil des ministres, en indiquant que "la ligne du gouvernement sur ce dossier (est) la question de l'emploi et de la souveraineté" et que "ce rapprochement devait se faire à l'amiable: c'est la position que les représentants de l'État ont défendue dans le cadre du conseil d'administration d'Engie lundi soir par leur vote contre".

Selon Mediapart, le secrétaire général de l'Elysée, Alexis Kohler, aurait appelé les deux représentants de la CFDT au conseil d'administration d'Engie pour leur demander de ne pas prendre part au vote.

La CFDT Suez, opposée au rachat par Veolia, a demandé sur Twitter "que toute la lumière soit faite sur cette histoire". "Ces révélations, si avérées, sont d'une extrême gravité. De notre côté nous ne lâcherons rien. Non à l'OPA" (offre publique d'achat), a-t-elle poursuivi.

Lundi soir, le conseil d'administration d'Engie, actionnaire principal de Suez, a décidé d'accepter l'offre de Veolia, qui expirait à minuit, et de lui vendre l'essentiel de ses parts dans son concurrent Suez pour 3,4 milliards d'euros, passant outre l'opposition de l'Etat, qui possède 22% d'Engie.

M. Attal a ajouté que "le gouvernement continue de penser, continuera à défendre que cette opération, que ce rapprochement ne pourra aboutir qu'à l'amiable".