L'annonce, par les syndicats, de la perte probable de quelque 4.000 emplois dans l'usine Volkswagen de Forest a fait l'effet d'une bombe parmi les travailleurs et les militants syndicaux présents sur place.

Selon Pascal Van Cauwenberge (CSC), l'usine se dirige vers une "mort lente", la production du seul modèle Polo ne garantissant pas sa viabilité.

Une grande déception mêlée de colère prévalait parmi les travailleurs forestois après l'annonce, par les syndicats, de la perte probable de 4.000 emplois (3.500 ouvriers et 500 employés). Les syndicats se contentent, au stade actuel, d'appeler le personnel à participer à l'assemblée générale prévue mercredi à 10h00, tout en affirmant comprendre que la majorité des travailleurs soient désireux de ne pas attendre pour exprimer leur mécontentement aux portes d'accès de l'usine.

"Nous ne pouvons rien faire d'autre que de passer à l'action. C'est une véritable catastrophe. Nous demandons à tout le monde de rester calme. J'espère toutefois que l'on fera preuve de compréhension devant les éventuelles réactions qui se manifesteront malgré tout. Nous ne sommes pas des bêtes", a indiqué Pascal Van Cauwenberge.

Il semble par ailleurs que de nombreux travailleurs restés à la maison aient décidé de se rendre à l'usine pour y déclencher des actions.

Un hélicoptère de la police fédérale tournoyait au-dessus de l'usine forestoise, tandis que la police locale de la zone Bruxelles Sud a mobilisé plusieurs centaines d'agents, renforcés par la réserve fédérale, prêts à toute éventualité.

Selon une porte-parole de la police, ceux-ci n'interviendront toutefois qu'en cas d'absolue nécessité.