Le Japon, Pascale Sinnaeve y a vécu pendant 11 ans. Suite au programme ETP. "Au départ, je devais revenir travailler au bureau de Bruxelles du groupe international de communication pour lequel j’ai participé au programme de la Commission. Et puis, pour finir, le bureau de Tokyo m’a proposé de rester. Dans les grandes entreprises, les choses changent vite. Il faut pouvoir être prêt à modifier ses plans", raconte celle qui a pris part au programme en 1995. "A l’époque, on passait un an et demi dans le pays. Dès mon arrivée, j’ai souhaité être complètement immergée dans la culture japonaise. Lors de mes études à Cambridge, j’avais rencontré des Japonais dans un club qui a une antenne à Tokyo. J’ai profité de ce réseau pour m’intégrer, en plus des opportunités offertes par l’ETP. Ce programme européen est très connu à Tokyo. Les Japonais déroulent le tapis rouge pour nous. Ils nous considèrent comme l’élite européenne. Et dans leur culture, c’est très important de faire partie de l’élite."

Souhaitant profiter au mieux de son séjour, elle s’est même mise au Taiko, le tambour japonais. "Certains Européens arrivent dans le pays et décident de rester entre eux. Ce ne fut pas mon cas. Quand on s’investit vraiment, un tas d’opportunités se présentent. Grâce au programme, on est sur un vrai tremplin. C’est dommage de ne pas en profiter", estime Pascale Sinnaeve qui s’est aussi impliquée dans la Chambre de commerce belgo-luxembourgeoise et dans la Chambre américaine de commerce.

Après 11 ans passés à Tokyo, elle est rentrée en Belgique pour créer sa propre entreprise. "Avec un ancien d’ETP qui a fait le programme dix ans avant moi." Ils ont investi dans des start-up. "Nous allons maintenant les aider à se lancer au Japon. Je compte passer entre un quart et un tiers de mon temps là-bas." Elle y est d’ailleurs pour l’instant.