And the winner is … Google. Tout comme l’an dernier, c’est le géant numérique américain qui est l’employeur qui fait encore et toujours le plus rêver les futurs diplômés belges dans les filières business/commerce et ingénierie/IT, selon une enquête réalisée par le cabinet international d’études et de conseil Universum auprès de jeunes universitaires en fin de parcours académiques.

Pour établir ce classement, Universum a collaboré avec 21 universités dans notre pays et a questionné, à travers un lien URL ou via les réseaux sociaux, 13 102 étudiants, de formation master, dont 3 593 en commerce et management et 2 987 en ingénierie/IT. Dans ces deux dernières catégories, Universum a posé aux étudiants la question de savoir quels sont les employeurs les plus attractifs à leurs yeux. Des universitaires qui avaient la possibilité de choisir un maximum de cinq employeurs au départ d’une liste fermée de 120 employeurs, qui sont grosso modo les plus importants du pays. Une liste qui, d’année en année, intègre quelques nouveaux noms au gré des recommandations des futurs cadres et ingénieurs. C’est par exemple le cas du voyagiste TUI qui accède à la douzième place du classement dans la filière “Business/Commerce”.

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Les grands gagnants et les absents

© IPM Infographics
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Google arrive donc en tête. Dans la filière business/commerce, le géant de Mountain View est ainsi cité dans la liste des “employeurs les plus attractifs” par 28 % des futurs diplômés. Et par près de 25 % dans la filière ingénierie/IT. Dans la première catégorie, le trio de tête est complété par le géant français des cosmétiques L’Oréal Group et Coca-Cola European Partners. Du côté des ingénieurs et des informaticiens, Microsoft et BMW complètent le podium. Dans les deux catégories, pas de bouleversements donc sur le trio de tête. À noter également tout comme l’an passé l’absence dans ce classement de deux géants américains : Facebook et Amazon. “Il ne suffit pas d’être une marque connue pour faire partie du classement, mais il faut aussi avoir une politique active de recrutement au niveau local. Ce n’est pas encore le cas pour Facebook et cela commence à être le cas pour Amazon depuis quelques années” , justifie Aurélie Robertet, managing director France-Benelux d’Universum.

Les entreprises belges

Dans la filière business/commerce, la première marque belge est Brussels Airlines, en 5e position (qui perd une place par rapport au classement précédent). Enfin, presque belge, puisque la compagnie est désormais entièrement dans le giron de Lufthansa. Pointons également la 9e place de Medialaan (+2), la 10e d’AB InBev (− 3). KBC, en 14e position (+6), est la première banque de ce classement. À noter aussi que la plus belle progression de ce classement est réalisée par Delhaize (38e, + 37 places) dans un secteur où tous les autres acteurs ont perdu des plumes (Colruyt 30e, – 1 place, Decathlon 36e, − 4 places et Carrefour est 82e, − 23 places). La marque au lion a sans doute bénéficié de l’annonce, au début de cette année, de sa volonté d’ouvrir une centaine de supermarchés supplémentaires en Belgique. Autre belle progression : AG Insurance, qui grimpe de 21 places par rapport au classement précédent et se classe 39e : il fait figure d’assureur le plus attractif aux yeux des futurs diplômés. Du côté des ingénieurs/IT, le premier groupe belge est Jan De Nul (4e, +3) suivi d’AB InBev (9e, + 4).

Les secteurs en perte de vitesse

On peut faire ressortir quelques grandes tendances de ce classement. “Du côté des étudiants en business, il y a une baisse d’attractivité majeure du secteur de conseil en stratégie (NdlR : même si ce secteur reste globalement le préféré de ces étudiants) . La plupart des grands acteurs de ce secteur sont en recul (EY à la 15e place, − 3 places, PwC à la 20e place, − 4 places, Boston Consulting Group à la 27e place, − 12 places…)” , poursuit Aurélie Robertet. Exception faite des Gafam, l’informatique attire moins aussi : HP perd ainsi 26 places pour se retrouver à la 90e place de ce classement. Autre secteur perdant : le secteur de l’agroalimentaire et des biens de consommation à l’instar de Heineken (58e place, − 11), Mondelez (60e place, − 18), Carlsberg (64e, − 11), British American Tobacco (105e, − 10) ou Henkel (111e, − 25). “Cela tient sans doute aux tendances sociétales en cours, la volonté d’aller vers une alimentation plus saine, vers les circuits courts, etc.” , ajoute notre interlocutrice. Le secteur de l’assurance, lui, retrouve des couleurs de même que celui de l’aéronautique, plutôt jusqu’ici la chasse gardée des ingénieurs.

Du côté de la filière des ingénieurs, l’attractivité du secteur Aérosptiale et Défense s’étiole un peu à l’image d’Airbus (11e place, − 5), au contraire du secteur de l’énergie : Engie (19e, + 8), Total (29e, + 6), Shell (32e, + 6), Elia (61e, + 6) ou EDF Luminus (76e, + 12) remontent tous dans le classement.