Le premier constructeur automobile allemand et européen, Volkswagen, n’a pas l’intention de fermer son site dans l’agglomération bruxelloise, contrairement à ce qu’avait rapporté un magazine allemand, a assuré jeudi le Premier ministre belge Guy Verhofstadt.

«La fermeture de l’implantation bruxelloise ne fait pas partie du plan global actuel de restructuration de Volkswagen », souligne un communiqué du cabinet du Premier ministre belge, qui s’est entretenu jeudi matin avec le président du directoire de Volkswagen, Bernd Pischetsrieder.

«Il va de soi que la Belgique s’intéresse également à la bonne exécution de ce plan et à la garantie durable de l’emploi. Il conviendra de suivre de près les éventuelles répercussions de la restructuration sur le fonctionnement de l’implantation bruxelloise », ajoute le texte.

Le conseil de surveillance de Volkswagen est réuni depuis mercredi pour débattre notamment de «questions stratégiques » concernant le groupe. Il doit en particulier se pencher sur un plan d’assainissement de la marque VW, dont les grandes lignes avaient été dévoilées en février.

Volkswagen avait alors annoncé la suppression de quelque 20.000 emplois au cours des trois prochaines années, pour baisser ses coûts de production.

Le magazine allemand Focus avait indiqué samedi dernier que ce plan prévoit un allongement du temps de travail hebdomadaire sans compensation salariale et la fermeture de l’usine en Belgique, située dans la commune de Forest, au sud-ouest de Bruxelles.

Le site de Forest, qui produit la Golf, emploie quelque 5.700 salariés.

Le groupe Volkswagen, qui possède aussi les marques Audi, Seat, Skoda, Bentley et Bugatti, emploie au total près de 345.000 salariés dans le monde.