Le groupe, qui n'a pas encore tenu son assemblée générale cette année, a par ailleurs abaissé le dividende au titre de l'exercice 2019, à 4,86 euros contre 6,56 euros jusque-là, et a maintenu sa prévision d'un résultat d'exploitation positif en 2020.

La perte avant impôts est de 2 milliards d'euros au deuxième trimestre après un bénéfice de 0,7 milliard d'euros pour la période de janvier à mars.

"Le premier semestre a été, en raison de la pandémie de Covid-19, un des plus difficiles de notre histoire" a expliqué dans un communiqué le directeur financier, Frank Witter, évoquant une "crise sans précédent".

Conséquences des mesures de confinement imposées pour limiter la propagation du virus, les ventes automobiles se sont effondrées dès mars dans les principaux marchés européens, après une chute similaire en Asie.

En net, la perte est d'un milliard d'euros au premier semestre et de 1,5 milliard au second trimestre, selon le rapport semestriel.

Les charges liées au scandale des moteurs diesel truqués étaient en baisse, à 700 millions d'euros.

Le nombre de voitures vendues en six mois a baissé de 27% à 3,9 millions d'unités, avec une baisse particulièrement marquée en avril (-45% sur un an). Mais depuis, les marchés reprennent, avec seulement 18% de ventes en moins en juin.

"En raison d'une tendance positive ces dernières semaines et l'introduction de plusieurs nouveaux modèles, nous sommes prudemment optimistes pour le deuxième semestre", a détaillé M. Witter.

Volkswagen s'attend pour juillet à une baisse de moins de 10% des ventes par rapport à ce mois l'année passée.

Le groupe s'attend toujours à un bénéfice d'exploitation "positif" mais en forte baisse pour 2020 et des ventes de véhicules "nettement inférieures" à l'année passée.

L'assemblée générale, initialement prévue en mai, devrait se tenir en ligne le 30 septembre, a également annoncé Volkswagen.