Le constructeur automobile Volvo Car Gand doit payer des dédommagements entre 20.000 et 24.000 euros à quatre anciens travailleurs pour les avoir licenciés de manière injustifiée, a décidé le tribunal du travail local. 

Il s'agit de salariés qui avaient à nouveau fait grève début 2018, quelques mois après une première action similaire de plusieurs jours. Un groupe de travailleurs a porté l'affaire en justice car leur licenciement était basé, selon eux, sur une discrimination syndicale. "Participer à une grève est notre droit et Volvo a violé la législation anti-discrimination en nous licenciant", estiment ces salariés.

Après une action syndicale en 2017, direction et représentants des travailleurs de Volvo Car Gand avaient abouti à un accord afin d'alléger la charge de travail. Mais la vitesse de la ligne de production a ensuite à nouveau été revue à la hausse, d'après les plaignants, sans mise en place de mesures supplémentaires. Et les travailleurs ont été mis sous pression lorsqu'ils avaient recours à une procédure d'urgence pour mettre la ligne à l'arrêt.

Cela a à nouveau mené à une courte interruption de travail en 2018, qui n'était pas soutenue par les syndicats. Un groupe d'ouvriers a été licencié à la suite de cette action et une partie d'entre eux s'est dirigée vers le tribunal.

"Celui-ci a balayé les arguments de Volvo", explique l'avocate Lies Michielsen. "Il n'est pas question d'abus du droit de grève et Volvo ne peut pas non plus appliquer de critère de proportionnalité. Il n'y a en outre pas de différence si une action est soutenue ou non par les syndicats."