La flambée du pétrole brut sur les marchés mondiaux (75,35 dollars en clôture à New York vendredi) provoque un nouvel enchérissement des prix à la pompe. Dès ce mardi, il en coûtera 1,9 cent de plus à l'automobiliste en prix maxima pour un litre de diesel à 1,1410 € en tenant compte du «cliquet négatif» officiel (0,004 cent de réduction par litre).

Les prix du pétrole ont légèrement reculé lundi sur le marché new-yorkais mais restaient proches de leurs niveaux records, sur fond d'inquiétudes persistantes sur l'Iran et l'approvisionnement en essence. Sur le New York Mercantile Exchange, le «light sweet crude» pour livraison en juin reculait de 92 cents à 74,25 dollars. Les cours subissaient quelques prises de bénéfices après leur nette avancée de la semaine dernière. «La litanie des sources potentielles d'inquiétude continue», a estimé un analyste londonien. Le marché redoute une intervention militaire des Etats-Unis en Iran qui exporte plus de 2,5 millions de barils par jour de brut. Autre source d'inquiétudes pour le marché: le risque d'une pénurie d'essence pendant l'été aux Etats-Unis, où les stocks de carburant sont inférieurs de 4,6 pc à leur niveau de l'an dernier.

Les prix du pétrole ne sont pas prêts de redescendre de leurs niveaux «record», car il est improbable que la croissance de la demande ne s'effondre ou que les tensions géopolitiques ne s'évaporent, a souligné lundi le Centre for global energy studies (CGES). «Le marché ressent le poids des pressions géopolitiques sur une industrie qui n'est pas arrosée de pétrole», observe le centre d'études. Les scenarii de prix envisagent un baril compris entre 66,70 et 74,20 dollars en moyenne trimestrielle jusqu'à la fin de l'année.

© La Libre Belgique 2006