L'ancien employé du Bureau fédéral de lutte contre le terrorisme et l'ancien politicien du Freedom Party sont soupçonnés d'avoir aidé le directeur opérationnel de Wirecard, Jan Marsalek, à prendre la fuite et ainsi échapper à la justice allemande.

Le fonctionnaire a été libéré après son interpellation alors que l'homme politique est encore en détention.

Jan Marsalek, d'origine autrichienne, a disparu en juin. C'est à cette date que son groupe a reconnu que 1,9 milliard d'euros d'actifs, soit un quart de la taille du bilan, n'existaient en réalité pas.

Les autorités allemandes reprochent à M. Marsalek, au CEO Markus Braun et à d'autres responsables d'avoir frauduleusement obtenu plus de 3 milliards d'euros auprès de banques et d'investisseurs en présentant de faux bilans.

Selon le ministère public allemand, des indices laissent penser que le responsable autrichien de Wirecard aurait agi comme informateur pour les services de renseignements de son pays.

L'agence du renseignement a été perquisitionnée par la police en février 2018 dans une tentative de démanteler des activités illégales. La plupart des partis politiques avaient à l'époque dénoncé une tentative du ministre de l'Intérieur Herbert Kickl de neutraliser l'agence en ordonnant un tel raid.

Depuis une attaque terroriste en novembre à Vienne, il apparaît cependant que les services de renseignements ont échoué à prendre des actions préventives. Les agents du renseignement étaient informés que l'assaillant avait rencontré d'autres islamistes et avait essayé d'acheter des munitions avant sa fusillade.