Le candidat américain à la présidence de la Banque mondiale, Paul Wolfowitz, s'est déclaré mercredi «dévoué à la lutte contre la pauvreté», à la veille du conseil des gouverneurs qui doit l'investir à la tête de l'institution.

«Les gens qui ne me connaissent pas peuvent avoir du mal à évaluer pourquoi je souhaite ardemment relever le défi que représente cette fonction. Je crois profondément au travail de la Banque», a-t-il dit.

«Il n'y a rien de plus gratifiant que d'être en mesure d'aider les populations dans le besoin», a ajouté l'ancien secrétaire d'Etat adjoint à la défense.

M. Wolfowitz a rencontré mercredi à Bruxelles les ministres des finances ou du développement, qui sont gouverneurs ou vice-gouverneurs de la Banque mondiale.

A l'issue de la réunion, le ministre des finances (et Premier ministre) luxembourgeois, Jean-Claude Juncker, dont le pays préside l'UE, n'a pas laissé planer le doute sur le soutien européen à la candidature de M. Wolfowitz.

De son côté, la Commission européenne s'est déclarée «satisfaite» par l'engagement de M. Wolfowitz de travailler conjointement avec les Européens, notamment en Turquie et dans les Balkans.

Le candidat américain ne s'est toutefois pas engagé à désigner un Européen à la vice-présidence de l'institution, comme le souhaitent la France et d'autres pays.

«J'ai l'intention de rechercher les meilleurs talents partout dans le monde. Il y a de grands talents ici en Europe. Il y a des gens impressionnants dans les pays en développement et j'aurai besoin de toute l'aide possible», a-t-il dit.

«Il est très important que la haute direction de la Banque reflète le fait qu'il s'agit d'une institution multilatérale. Elle doit refléter le fait que les Européens, en tant que groupe, sont les principaux donateurs de la banque», a-t-il ajouté.