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En moyenne, 58% des travailleurs belges ne prennent pas l'intégralité de leur pause de midi. Sur l'ensemble d'une carrière, le manque à gagner de ce travail non rémunéré peut s'évaluer à 44.279 euros net par personne, ressort-il lundi d'une étude de la société de ressources humaines StepStone auprès de plus de 5.000 travailleurs. Sur une carrière à temps plein de 45 ans, cette période de pause de midi prestée correspond à environ un an et demi de travail non-rémunéré.

Parmi les sondés, la pause de midi dure en moyenne 22 minutes, alors qu'environ 40 minutes sont autorisées par l'employeur. Un homme grignotera en moyenne 17 minutes sur sa pause de midi, contre 18 minutes durant lesquelles les femmes travailleront au lieu de se reposer.

Pour justifier ce constat, 74% des répondants déclarent avoir trop de travail. D'autres expliquent cela par la possibilité de rentrer chez soi plus tôt (15%) et le fait de ne pas accorder beaucoup d'importance à sa pause (15%).

Parmi ceux qui ne s'arrêtent pas de travailler à midi, ou seulement en partie, 71% choisissent de déjeuner à leur poste. Plus de 16% ne mangent en outre pas du tout sur leur lieu de travail.

Stepstone constate une forte différence régionale quant à un sentiment éventuel de mise sous pression du travailleur pour ne pas s'arrêter de travailler. Ils sont ainsi 28% de répondants francophones à ressentir cela, contre 13% en Flandre.

La culture d'entreprise joue un rôle majeur dans la décision de prendre ou non sa pause, relève encore la société de ressources humaines.