Les maisons rénovées... ne le sont pas assez

Les habitations rénovées ne sont pas assez économes en énergie, suite aux connaissances lacunaires et aux budgets insuffisants des propriétaires.

Les maisons rénovées... ne le sont pas assez
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Rédaction en ligne

En Belgique, les ménages qui achètent ou transforment une habitation envisagent surtout des travaux d'embellissement et de confort, mais trop peu de mesures d'efficience énergétique. C'est ce qui ressort d'une récente étude menée par le bureau d'études indépendant i-Vox pour le compte de Xella auprès d'un échantillon représentatif de 350 ménages, ayant mené à bien un projet de rénovation au cours des deux dernières années ou envisageant de le faire dans les trois ans.

Pourtant, la rénovation a le vent en poupe. Près de la moitié des Belges interrogés envisagent de transformer leur habitation dans les trois prochaines années, et plus que 50 % d’entre eux seraient disposés à investir dans les travaux économiseurs d'énergie. Comme le révèlent les chiffres ci-dessous, les investissements portent surtout dans l'embellissement de la demeure, nettement moins dans l'isolation et les installations basse énergie.

Les principaux obstacles sont des moyens financiers insuffisants et la méconnaissance des conditions requises, du choix des techniques et des matériaux afin d'améliorer le niveau E du logement. Des informations plus ciblées et un soutien encourageant la transformation basse énergie s'avèrent essentiels.

L'efficience énergétique, parent pauvre de la rénovation
Le propriétaire qui rénove son logement investit avant tout dans les murs de sa demeure (peintures et papiers peints, 77 %), l'installation d'une nouvelle salle de bains ou d’une nouvelle cuisine (44 et 40 %).

Pour l'isolation, c'est le toit qui est prioritaire (44 %), suivi des châssis isolants (30 %) puis de l'isolation de la façade (19 %).

Le parent pauvre concerne les équipements générant de l'énergie : chaudière à condensation (16 %), système de ventilation (9 %), boiler solaire et panneaux photovoltaïques (respectivement 6 et 5 %), les pompes à chaleur fermant la marche (3 %).

Pour diminuer tant que possible les frais, 85 % des gens se retroussent les manches, tandis que 78 % des ménages habitent déjà dans la nouvelle habitation alors que les travaux ne sont pas terminés.

Le parent pauvre concerne les équipements générant de l'énergie : chaudière à condensation (16 %), système de ventilation (9 %), boiler solaire et panneaux photovoltaïques (respectivement 6 et 5 %), les pompes à chaleur fermant la marche (3 %).

Pour diminuer tant que possible les frais, 85 % des gens se retroussent les manches, tandis que 78 % des ménages habitent déjà dans la nouvelle habitation alors que les travaux ne sont pas terminés.

Budget et connaissances insuffisants
Trois quarts des répondants caressant un projet de rénovation déclarent devoir étaler les aménagements dans le temps pour des raisons purement financières.

Outre le budget insuffisant, la méconnaissance des obligations en matière d'efficience énergétique semble également jouer un rôle important. Une personne sur cinq ne connaît pas les conditions requises pour abaisser le niveau E de l'habitation et près d'une sur deux est incapable de citer les matériaux permettant les meilleures économies d'énergie.

Bonne nouvelle quand même : malgré l'absence de moyens, les maîtres d'ouvrage sont néanmoins très satisfaits de leur projet. Parmi ceux qui ont mené des travaux à bien au cours des deux dernières années, deux tiers en gardent une expérience positive et seraient prêts à recommencer. Le principal obstacle tient dans le dépassement du budget prévu, suite à des travaux inattendus. 

Alors... au boulot ?


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