Voici la maison souhaitée par les jeunes

Et si elle ressemble à celle où ils ont grandi, c’est encore mieux, révèle une étude du constructeur Blavier.

Voici la maison souhaitée par les jeunes
©Reporters
So.B.

À l'heure où l'on parle de climat, d’économies d’énergie et de mobilité, les résultats de l’étude de l’entreprise de construction Blavier sur les tendances du marché immobilier, menée auprès de 1 000 personnes, peuvent paraître étonnantes. Quelque 62 % des jeunes souhaitent une maison traditionnelle avec jardin. "Deux jeunes sur trois reproduisent les désirs et les aspirations immobilières de leurs parents. La moitié veut d’ailleurs une maison qui ressemble à celle des parents, et si possible dans un quartier similaire. C’est assez étonnant parce que cela ne cadre pas avec l’évolution du marché résidentiel. Il est donc important de corriger l’image idéale qu’ils imaginent pour un logement, entre autres en soulignant suffisamment les avantages de l’habitat compact en ville ou au cœur des villages", explique Stefan Hallez, directeur général de Blavier.

Des biens directement habitables

Les jeunes sont aussi attirés par les maisons ou les appartements qui ne nécessitent pas de travaux de rénovation. Et même si, pour se payer un tel bien, ils sont obligés de vivre plus longtemps chez leurs parents.

Cette tendance à acheter un bien immédiatement habitable se retrouve aussi parmi les autres groupes de population. Ainsi, selon l’étude, les gens optent d’abord pour l’achat d’une maison neuve (42 %), la construction d’une habitation (32 %) et enfin la rénovation (27 %). Pour acquérir un bien habitable, les sondés sont même prêts à débourser entre 50 000 et 200 000 euros de plus que s’il s’agissait d’un bien à rénover.

Les raisons : une personne interrogée sur deux n’a pas envie d’un chantier de rénovation et 41 % préfèrent consacrer leur temps à autre chose ou ne s’estiment pas assez compétents pour gérer des travaux. "Les gens hésitent de plus en plus face aux coûts et au temps nécessaire pour transformer un logement existant. Par contre, une maison ou un appartement en bon état, susceptible d’être occupé sans délai, exclut des frais éventuels pour des rénovations visant à économiser de l’énergie. C’est pourquoi cela représente, aux yeux de beaucoup de gens, la solution la plus économique", conclut Stefan Hallez.

Confiance en recul

L’étude de Blavier s’est aussi penchée sur la confiance des consommateurs et son impact sur les projets immobiliers. Cette confiance a fortement reculé par rapport à l’an dernier, passant de 64 % à 54 %. Ils s’inquiètent surtout de la hausse des prix de l’immobilier (40 %), des coûts des travaux de rénovation (35 %) et de la situation politique incertaine (35 %). Les francophones sont plus pessimistes que les néerlandophones. Avec quel impact ? Quelque 21 % des sondés déclarent vouloir postposer leur projet - ils étaient 13 % l’an dernier - et 7 % (contre 4 % auparavant) envisagent même de l’annuler.

Sur le même sujet