Les cinq astuces pour trouver le kot parfait

Il est parfois très compliqué de trouver un kot. Le marché est de plus en plus vite saturé et contrairement aux idées reçues, peu de résiliations interviennent en réalité après la prériode d'examens.

La Libre Eco
Cinq astuces pour trouver le kot parfait
©BELGA

Il est parfois très compliqué de trouver un kot. Le marché est de plus en plus vite saturé et contrairement aux idées reçues, peu de résiliations interviennent après la prériode d'examens.

La recherche d'un kot relève souvent du parcours du combattant. Outre les résiliations, qui sont peu nombreuses après la période d'examens, le laps de temps pour trouver le bien idéal est de plus en plus court. Auparavant, les bailleurs enregistraient un pic au mois d'août. Désormais, c'est en juillet. Voici 5 astuces pour s'en sortir dans la jungle de l'immobilier estudiantin.

1. Attention à la localisation

"La qualité de votre chambre et des parties communes est importante, mais aussi la l'endroit où se trouve le kot. Avec les campus en périphérie en particulier, les étudiants s'imaginent que 'la distance n'est pas si grande', jusqu'à ce qu'ils y habitent et fassent tous les jours le chemin", explique Toon Dirckx, spécialiste des kots étudiant chez l'expert immobilier Quares, qui pécise : "Il ne sert à rien non plus de restreindre la zone de recherche si vous vous déplacez souvent à vélo. Deux kilomètres, c'est facile à faire en dix minutes et cela couvre déjà une zone importante."

2. Discuter avec le locataire précédent

Qui mieux que l'ancien locataire pour vous parler des avantages et inconvénients de son kot ? "Il pourra probablement vous renseigner sur certains détails importants. Par exemple, l'internet sans fil est-il assez rapide ? Le quartier est-il calme ou bruyant ? Il y a beaucoup de bruit la nuit ? Comment sont les voisins ? Le propriétaire offre-t-il un service de réparation ou existe-t-il une solution rapide aux problèmes (techniques) ?", souligne Toon Dirckx, qui conseille également de prendre le temps de visiter et de comparer plusieurs kots. "Explorez aussi les environs. Une visite sur place donne une meilleure idée que des photos sur un site immobilier ou sur Google Street View."

3. Se méfier des petits caractères dans le bail

"Cela fait peut-être cliché, mais lisez votre bail dans les moindres détails", insiste Toon Dirckx, qui met en garde : "Si vous louez un studio ou un appartement qui n'est pas enregistré comme logement pour étudiants, il est fort probable que vous deviez payer un impôt pour résidence secondaire. Et si vous vous y domiciliez, il ne s'agit plus d'un bail étudiant, car il devient votre résidence principale."

4. Permis de location

Dans toute ville étudiante, un permis de location est obligatoire pour les logements dont la superficie est inférieure à 28m². "Lorsqu'on cherche un kot, il vaut mieux demander après le permis de location en Wallonie et le label de conformité à Bruxelles" , explique Toon Dirckx. "À Mons, ils ont introduit même un passeport qualité kot. Vous-même et vos parents pourrez ainsi contrôler que l'immeuble est en règle au niveau de la sécurité incendie, des sanitaires, de l'adéquation à un usage étudiant et du bail. (...) Et si vous remarquez des dommages évidents dans certaines pièces, il est préférable d'établir un état des lieux afin de ne pas en être tenu responsable par la suite."

5. S'assurer que la nouvelle législation sur les baux est appliquée

En 2018 à Bruxelles et depuis le 1er septembre de la même année en Wallonie, une nouvelle législation est entrée en vigueur. À Bruxelles, un préavis de deux mois est nécessaire pour les kots étudiants, sans indemnités. En Wallonie, la durée du préavis est identique. Il faut cependant payer l'équivalent de trois mois de loyer, sauf si l'étudiant dispose d'un motif spécifique, comme un abandon des études. "De nombreux propriétaires appliquent encore les anciens baux qui n'ont pas été adaptés à la nouvelle législation. Ils sont néanmoins tenus de se conformer aux nouvelles règles, notamment les possibilités de résiliation et la garantie locative, qui ne peut excéder deux mois. Le locataire est toujours protégé par la nouvelle législation, mais à défaut de bail conforme, vous allez au devant de discussions délicates."

> Découvrez notre dossier spécial sur les kots

Sur le même sujet