Les conseils du printemps pour votre chaudière !

Aux alentours du mois de mai, la chaudière entre en dormance jusqu’à l’automne suivant. L’occasion de se pencher sur sa rentabilité, son entretien, son éventuel remplacement... Mais aussi toutes les techniques innovantes présentes sur le marché.

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Adops

Que ce soit au gaz naturel, mazout ou même pellet, une chaudière est indispensable pour se chauffer. En Wallonie, les principales sources d’énergies utilisées par les ménages sont le mazout (34%), le gaz naturel (30%), l’électricité (17%) et le bois (13%).

A quel moment de l’année couper sa chaudière ?

Cela dépend surtout du confort souhaité. Ceux qui aiment vivre à 18° la couperont plus tôt, en avril, tandis que ceux qui souhaitent bénéficier d’une certaine température (par exemple 20°) l’interrompront dans le courant du mois du mai... A noter que certains ne désactivent pas leur chaudière car le boiler fonctionne en même temps. Lorsque l’eau chaude n’est pas intégrée, la chaudière chauffe alors au ralenti jusqu’aux prochains froids.

Le printemps constitue le bon moment pour entretenir sa chaudière...

Après l’hiver, les chauffagistes sont moins débordés et ont le temps de répondre à toutes les questions, mais aussi de réaliser des entretiens dans la sérénité. Certains techniciens peuvent, en outre, vous aiguiller. Si votre chaudière est ancienne (plus de 20 ans) et si elle accumule les pannes, le mieux sera peut-être d’envisager de la changer. En effet, une chaudière moderne (à condensation) est la promesse d’économies immédiates. On parle de 30% d’économies par rapport à une chaudière vétuste. C’est énorme, mais les particuliers n’en sont pas toujours conscients...

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Des accessoires ingénieux...

De nombreux dispositifs ont vu le jour pour améliorer les performances et le confort de nos chaudières. On pense notamment aux thermostats à piloter à distance que l’on peut installer soi-même pour un budget de 100 à 200 euros en moyenne. Ceux-ci permettent de réduire ou de monter le niveau de chauffage facilement en fonction de ses habitudes de vie. Les anciennes vannes thermostatiques (où l’on tourne la vanne de 1 à 5), peuvent être aussi disponibles en version connectées. Elles fonctionnent de concert avec le thermostat connecté. Ces vannes innovantes permettent d’afficher la température à travers un écran digital. On peut aussi régler la température de façon ciblée : par exemple, deux fois trente minutes par jour dans la salle de bains aux moments précis où on l’utilise. La sonde extérieure, enfin, est couplée à la chaudière de façon à moduler la puissance de chauffe en fonction des conditions extérieures. Si la température chute, la chaudière chauffera anticipativement l’eau. Cela permet d’automatiser le chauffage en se passant de toute intervention humaine. Ces technologies font parfois penser à de petits gadgets, mais elles permettent vraiment d’améliorer son confort de vie.

Une chaudière à condensation = de nombreux bénéfices...

Les chaudières à condensation (au gaz ou au mazout) présentent un intérêt qui est souvent sous-estimé : on peut espérer jusqu’à moins 30% de consommation en moins immédiatement. En effet, la chaudière à condensation récupère la chaleur dégagée au travers des fumées qui brûlent le combustible (ce qui n’est pas le cas des chaudières de plus de vingt ans) et s’en sert pour chauffer l’eau qui rentre à nouveau dans le circuit.

Outre les raisons liées au confort et à la rentabilité, l’aspect pratique est également pointé du doigt. En effet, un seul entretien tous les trois ans est exigé, ce qui est très confortable. De plus, avec le gaz naturel, pas besoin d’espace de stockage. Cela permet de récupérer des mètres carrés – très précieux à notre époque – pour stocker d’autres choses, ranger les vélos etc.

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Des primes pour le remplacement de sa chaudière !

Pour un remplacement de chaudière au gaz naturel, il existe deux primes différentes. La première provient de gas.be et s’élève à 500 euros. Vous pouvez y avoir droit lorsque vous aviez déjà une chaudière au gaz naturel de plus de 20 ans que vous faites remplacer. La seconde est celle du gestionnaire de réseau (Resa ou ORES), qui octroie une prime de 400 euros lorsque l’on change de combustible (que votre système de chauffage précédent n’était pas au gaz naturel). La prime s’élève à 250 euros lorsqu’il s’agit d’une installation dans une nouvelle habitation.

Ces primes sont très simples à obtenir par rapport aux primes gouvernementales ou régionales. Il suffit de télécharger un formulaire sur le site web concerné et de le renvoyer complété avec la facture de la nouvelle chaudière.

Infos : www.ores.be

*source : SPW DG03 DEMNA– 2018