Création d'un écoquartier sur le site des Dames Blanches : un accord trouvé après quarante ans de controverses entre Bruxelles et Woluwe

Après quarante ans de polémiques, la Région bruxelloise et la commune de Woluwe-Saint-Pierre sont tombées d'accord sur les balises du développement d'un nouveau quartier sur le site des Dames Blanches.

L'accord a été annoncé par le ministre-président bruxellois Rudi Vervoort (PS), la secrétaire d'État au Logement, Nawal Ben, Hamou (PS) et le bourgmestre de Woluwe-Saint-Pierre, Benoît Cerexhe (cdH)
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La Libre Eco avec Belga

Il s'agit d'un vaste espace vierge de 9,3 hectares situé en bordure de Forêt de Soignes, dans cette commune du sud-est de la capitale. La Région bruxelloise y développera un écoquartier alliant 200 logements passifs dont 120 logements sociaux, des équipements collectifs et des espaces verts.

Le projet se veut une réinterprétation contemporaine du principe de la cité-jardin avec des unités de logement unifamiliales à entrées séparées mais aussi trois immeubles de logements (maximum R+3) en entrée de site, avec des abords et toitures verdurisés. Cette typologie spécifique s'inscrit dans le prolongement de la cité-jardin adjacente du "Vieux quartier de Joli-Bois".

Dans un contexte de crises environnementale, climatique et sanitaire, le projet présentera une exemplarité en tous points en matière d'aménagement durable des lieux - notamment en matière de gestion des eaux, d'énergie, de choix des matériaux et de circularité. L'objectif est d'en faire un éco-quartier modèle du XXIe siècle, ont assuré mercredi le ministre-président bruxellois Rudi Vervoort (PS), la secrétaire d'État au Logement, Nawal Ben, Hamou (PS) et le bourgmestre de Woluwe-Saint-Pierre, Benoît Cerexhe (cdH).

Une version revisitée de la cité-jardin

La densité de ce nouveau quartier correspondra à celle des quartiers voisins (Joli Bois et Sainte-Alix). On est à présent loin de projets précédents annonciateurs de 600, voire 1 000 logements du début des années 2000, et qui avaient donné lieu à de vifs échanges entre les autorités locales et régionales.

La zone dédiée au logement occupera 5 hectares.

Trois zones totalisant 4,31 hectares seront affectées par ailleurs aux espaces verts et aux équipements collectifs.

Une de celles-ci prévoit le développement d'un secteur dédié à la vie collective où seront déployés des projets à vocation culturelle ou de cohésion sociale, d'agriculture urbaine à vocation pédagogique et/ou de transformation et de distribution alimentaire (marché solidaire, épicerie sociale, restaurant social, etc.), ainsi que des filières d'insertion socio-professionnelle.

Une zone restera non bâtissable et la troisième préservera les jardins familiaux et les potagers implantés sur le talus bordant le site.

Selon la secrétaire d'État régionale chargée du Logement, Nawal Ben Hamou (PS), il est prévu que l'équipe d'auteurs de projet et d'évaluation des impacts soit désignée pour mars 2022 et que les permis soient délivrés en décembre 2023.

Selon Benoît Cerexhe, la concertation citoyenne avec les riverains continuera à être garantie tout le long du processus. Une consultation populaire sera organisée.