De 3.000 à 15.000 euros le mètre carré: ces différences abyssales pour les prix de l'immobilier dans les capitales européennes

Du simple au double, voire au quintuple, les prix de l'immobilier au sein des capitales européennes varient très fortement, et ce à cause de plusieurs facteurs.

Certains facteurs comme une très forte concentration de touristes, le manque d'attractivité ou l'absence de grandes entreprises et institutions fera baisser les tarifs immobiliers.
Certains facteurs comme une très forte concentration de touristes, le manque d'attractivité ou l'absence de grandes entreprises et institutions fera baisser les tarifs immobiliers. ©Shutterstock
La Libre Eco

Le logement : un poste de dépense qui a toujours pesé dans la balance des ménages. Et la fulgurante hausse de prix constatée depuis la crise sanitaire n'a certainement pas permis d'inverser la tendance, bien au contraire. Dans de nombreux pays, peu importe les prix pratiqués, ceux de la capitale sont régulièrement au-dessus du lot. Dans sa dernière étude relayée par nos confrères du Parisien, Meilleurs Agents met également en évidence les fortes disparités existantes entre les capitales européennes.

Londres et Paris au sommet

Sans surprise, c'est Londres qui trône en tête du classement, avec un prix de 14 977€/m². La capitale anglaise est suivie de Paris, dont les tarifs s'affichent à 10 377€/m². Des statistiques impressionnantes quand on sait qu'à Lisbonne c'est 3 660 €/m², à Madrid 2 917 €/m² et à Rome 2 833 €/m².

Plusieurs raisons sont avancées pour expliquer ces différences. Tout d'abord, les prix évoluent et augmentent en fonction des revenus des habitants, il est donc logique de trouver des loyers plus élevés quand les revenus sont supérieurs. Quant à Londres, sa City est depuis longtemps une place boursière et financière mondialement reconnue. Elle génère donc une forte attractivité qui draine des clients et fait grimper la demande.

La loi de l'offre et de la demande s'applique également à Paris. Limitée dans son extension par le périphérique, elle doit loger tous les habitants dans un espace réduit de 105 km². L'arrivée de nouveaux habitants ne pouvant être compensée par une extension du parc immobilier, la demande finit par excéder l'offre, générant une forte hausse des prix.

A l'inverse, certains facteurs comme une très forte concentration de touristes, le manque d'attractivité ou l'absence de grandes entreprises et institutions fera baisser les tarifs immobiliers.

Dans ce peloton, Bruxelles se situe plutôt du côté des capitales les mieux loties, mais il existe toutefois de fortes disparités entre les communes. Si à Molenbeek on tourne autour des 2 220 €/m², on monte en revanche jusqu'à 4 300 €/m² à Ixelles.

Sur le même sujet