Les zones inondables, un critère devenu incontournable pour plus de 90 % des candidats acquéreurs

L'importance décuplée de ce facteur redistribue une partie des cartes sur le marché de l'immobilier.

La Libre Eco avec Belga
Les images des habitations dévastées, notamment à Trooz et Pepinster, ont marqué les Belges.
Les images des habitations dévastées, notamment à Trooz et Pepinster, ont marqué les Belges. ©BELGA

Plus de neuf candidats acquéreurs wallons et bruxellois sur dix (93 %) affirment qu'ils feront particulièrement attention aux zones inondables dans leur recherche de biens immobiliers, fait savoir l'agence immobilière ERA sur la base des résultats d'une enquête menée auprès de 1 800 Belges dont 300 Wallons et Bruxellois. Pour 85 % des sondés, il s'agit même d'un critère décisif dans leur prise de décision de faire ou non une offre. Depuis les importantes inondations de juillet dernier, la prise en compte des zones inondables a changé drastiquement, puisque avant ces événements, environ deux tiers des candidats acquéreurs prenaient en compte ce critère.

Les résultats de l'enquête illustrent aussi que lorsque près de 80 % des sondés recherchent une nouvelle habitation, ils font particulièrement attention à l'indice de performance énergétique (dénommé PEB - performance énergétique des bâtiments - à Bruxelles, CPE - certificat de performance énergétique - en Wallonie et EPC en Flandre). Il est même un élément décisif pour deux tiers des sondés.

Ce critère pousse même des candidats acquéreurs à payer plus cher pour un bien. Plus de 35 % des répondants sont prêts à payer entre 10 000 et 20 000 euros de plus pour un bien de 300 000 euros par exemple. Ils sont même 25 % à proposer au moins 30 000 euros en plus.