Les appartements à la mer au plus haut depuis au moins 17 ans

Les inondations sans-précédent qui ont touché la Wallonie en juillet dernier ont eu un effet négatif, de 4 % en moyenne, sur le prix des maisons en Flandre.

Les appartements à la mer au plus haut depuis au moins 17 ans
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La Libre Eco avec Belga

Les inondations sans-précédent qui ont touché la Wallonie en juillet dernier ont eu un effet négatif, de 4 % en moyenne, sur le prix des maisons en Flandre, selon une étude réalisée par la société immobilière ERA, en collaboration avec l'université d'Anvers.

Auparavant, le risque d'inondation n'avait pas d'influence significative sur le prix de vente d'une maison mais depuis les inondations, ce n'est plus le cas : une maison située en zone inondable en Flandre a vu son prix diminuer en moyenne de 4 % ces derniers mois par rapport à un bien comparable qui n'est pas situé en zone à risque d'inondation.

Un nouvel élément de négociation

"C'est tout à coup devenu un élément très important lors d'une visite", explique le CEO d'ERA, Johan Krijgsman.

"C'est quelque chose qui se voit aussi dans des études réalisées dans d'autres pays : les gens sont plus attentifs à cet aspect lorsqu'il y a des inondations et cela a un effet sur le prix", confirme Sven Damen, professeur d'économie immobilière à l'université d'Anvers. Mais "après un certain temps, cela s'estompe".

Le CEO d'ERA s'attend à ce que cet effet négatif sur les prix ne disparaisse pas. Les maisons situées en zone inondable restent cependant vendables, selon lui. "Tout est vendable. Il y a des gens qui ne trouvent pas cela si grave et qui voient d'autres avantages. C'est un élément de négociation pour les acheteurs pour faire baisser le prix. Mais il est vrai qu'un certain pourcentage d'acheteurs n'achèteront plus" ce type de bien.

Les appartements à la mer au plus haut depuis au moins 17 ans

Toujours selon cette même étude, un appartement à la mer coûtait en 2021 en moyenne 11,3 % de plus qu'en 2020. Il s'agit de la plus forte hausse depuis le lancement de ce baromètre en 2005. Pour Johan Krijgsman, la Côte belge était déjà prisée et la pandémie a encore renforcé son attrait.

La demande a également été soutenue par la perspective d'une hausse des droits d'enregistrement pour les secondes résidences au 1er janvier 2022. Nombreux sont les acquéreurs qui ont voulu acheter leur bien avant 2022. Comme l'offre est restée la même, les prix ont augmenté.

Les appartements à la mer changent également plus rapidement de mains qu'avant.

Au-delà de ce segment, ERA constate que les prix immobiliers en général ont fortement augmenté en Flandre, de 8,5 % par rapport à 2020.

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