Vous êtes à la recherche d'un kot? Nos conseils pour éviter les arnaques

Nos conseils pour louer un kot l'esprit tranquille.

Vous êtes à la recherche d'un kot? Nos conseils pour éviter les arnaques
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Beaucoup d'étudiants du supérieur sont actuellement en train de chercher un kot pour l'année académique prochaine. Un business juteux pour les arnaqueurs qui profitent de la détresse de certains jeunes pour leur extorquer de l'argent. Voici quelques règles d'or à appliquer pour ne pas se faire avoir !

1. Gare aux annonces trop belles pour être vraies

Il s'agit là d'un principe général, qui peut s'appliquer à bien d'autres domaines. Ce qui est trop beau pour être vrai... est généralement faux. Un loyer plus bas que le prix du marché, un kot neuf et libre tout de suite pour une bouchée de pain, etc. sont autant d'éléments qui doivent vous mettre la puce à l'oreille. Cela ne veut pas dire qu'il faut balayer toutes les annonces avec un loyer bas d'un revers de la main (les bonnes affaires existent), mais il faut alors rester en alerte et repérer les autres signes problématiques.

2. Vérifier la source de l'annonce

D'où vient l'annonce? Connaissez-vous bien l'agence qui la propose? L'annonce vient-elle d'une page officielle? Est-ce l'oeuvre d'un particulier? A quoi ressemble son profil Facebook? A-t-il l'air de réellement exister? Autant de questions qu'il vaut la peine de se poser. Le SPF Economie, qui a pris des mesures pour sensibiliser aux arnaques, rappelle que l'on peut vérifier si une agence existe réellement en se rendant sur le site de l'Institut professionnels des agents immobiliers. "Le site Signal Arnaques permet aussi d'accéder à des témoignages de personnes qui auraient pu être arnaquées par ces entreprises", nous précise Olivier Bogaert, commissaire à la Federal Computer Crime Unit.

Selon le commissaire, des arnaques sont fréquemment postées sur des groupes de recherche de logements sur les réseaux sociaux. Mais aussi dans les contenus sponsorisés. En effet, si vous effectuez souvent des recherches de kots, il se peut que les réseaux sociaux où vous avez l'habitude d'aller vous proposent des contenus sponsorisés en lien avec ces recherches. Tous ces posts ne sont évidemment pas frauduleux, mais il se peut que certains le soient. Ce n'est donc pas parce qu'un post est sponsorisé qu'il est sûr. Les réseaux sociaux sont une terre fertile pour les arnaqueurs.

3. Vérifier le contenu de l'annonce

Olivier Bogaert conseille de toujours passer les photos et le texte sur Google. "Les arnaqueurs peuvent parfois copier des annonces existantes pour se donner un air plus vrai", nous précise-t-il. "Parfois, ils réutilisent le même texte et/ou les mêmes photos. On peut s'en rendre compte assez facilement en faisant des recherches."

Pour le texte, il suffit de le copier et de le coller directement dans un moteur de recherche. Si vous trouvez exactement le même sur d'autres annonces, c'est mauvais signe. Pareil pour les photos. Google Images permet des recherches inversées. "Si une annonce vous paraît suspecte, enregistrez les photos du logement sur votre ordinateur. Allez ensuite sur Google Images et cliquez sur l'appareil photo. Vous pourrez importer les photos du logement et voir si elles apparaissent dans d'autres annonces."

Pour le SPF Economie, il faut aussi se méfier des annonces où il n'est pas possible de contacter le bailleur directement par téléphone.

4. Ne versez rien avant d'avoir signé le bail

Certains arnaqueurs vous demanderont de leur verser de l'argent pour réserver le kot, payer d'éventuels frais ou encore faire une visite. Ne versez jamais rien avant d'avoir signé le bail!

5. Ne payez jamais en liquide

La garantie locative se verse sur un compte bancaire bloqué, qui ne peut être débloqué que si le locataire et le propriétaire l'autorisent. "Evitez les garanties locatives remises entre les mains du bailleur", conseille le SPF Economie.

6. Ne donnez pas trop d'informations personnelles

Si le propriétaire du logement demande trop d'informations, méfiez-vous. Il a le droit d'en demander certaines, mais pas toutes. Selon le site Le Bon Bail, le propriétaire a le droit de demander le nom, le prénom, l'adresse actuelle, le numéro de téléphone, l'état civil, un document d'identité, le nombre d'occupants prévus, le montant des revenus, la preuve du paiement d'anciens loyers, etc. Même si la demande est légitime, le SPF Economie conseille si possible d'éviter d'envoyer des copies des documents demandés. "Dans l'idéal, contentez-vous de les montrer lors de la visite du bien ou de la signature du contrat, sans donner de copie."

Le propriétaire n'a par ailleurs pas le droit de demander un extrait de casier judiciaire ou d'autres informations financières. Un propriétaire n'a par exemple pas besoin de connaître votre numéro de compte étant donné qu'il le verra quand vous lui ferez un virement. Le demander avant que vous ayez signé le bail a de quoi mettre la puce à l'oreille. Ne fournissez pas non plus les données de votre carte bancaire et ne le laissez pas en faire une photocopie !

Et en cas d'arnaque?

Si une personne a néanmoins été piégée et a perdu de l’argent, il est recommandé de contacter immédiatement sa banque et de déposer plainte auprès de la police locale. Si la personne a communiqué ses coordonnées bancaires et qu’elle réalise ensuite qu’il s’agissait d’une annonce frauduleuse, le SPF Economie conseille d’appeler Card Stop (078 170 170) et de contacter sa banque. Enfin, si la victime de l’annonce frauduleuse a envoyé une copie de sa carte d’identité, il recommande d’appeler Doc Stop (0800 2123 2123) pour que celle-ci ne puisse pas être utilisée à son insu.