Les prix moyens répertoriés par les notaires, basés sur les compromis de vente, ont atteint un nouveau record cette année : plus de 275 000 euros pour une maison, quelque 245 000 euros pour un appartement. Pour la première fois dans la capitale, le prix moyen d’un appartement d’une chambre a passé le cap des 200 000 euros, et celui d’un deux chambres le seuil des 275 000 euros. La crise, les taux d'intérêt très bas ainsi que la demande plus forte que l'offre sont autant de raisons qui expliquent cette hausse de prix.

Pour Renaud Grégoire, porte-parole de la fédération des notaires, le marché est en surchauffe : "Le marché a connu ces derniers mois une véritable flambée et ça sera difficilement tenable si cela perdure mais il y a encore des biens accessibles sur le marché".

Avec les hausses du prix des logements et du nombre de transactions, les honoraires des notaires perçus dans ce cadre ont augmenté de 65,9% sur la période. Le SPF économie a d'ailleurs qualifié ces tarifs "d'un autre temps." Le barème qui fixe les honoraires des notaires date effectivement des années 80.

L'économiste Bruno Colmant juge quant à lui que les taxes liées à l’immobilier trop élevées : "Les droits d’enregistrement, la TVA, ce sont des impôts proportionnés or quand les prix de l’immobilier augmentent, les taxes augmentent de la même proportion.", explique-t-il. "C’est un obstacle au marché et aux primo acquéreurs. La Flandre nous donne la voie que l’on doit suivre selon moi avec bientôt une taxe de 6% pour les nouveaux propriétaires contre 12,5 en Wallonie. On pourrait aussi étaler les taxes dans le temps en fonction du revenu. Il faut être créatifs."