Jean Thomas, patron d'Immobel jusqu'en 2007, est décédé samedi.

S'il restera un acteur clé et une figure marquante de l’immobilier bruxellois des années 80, 90 et 2000, c’est toutefois l’ensemble de sa vie qui aura été bercé par ce secteur, plus particulièrement dans deux de ses grands métiers : entrepreneur et promoteur. Petit-fils d’Albert De Waele, un des actionnaires familiaux de l’entreprise de construction Louis De Waele, Jean Thomas entrera dans la gestion active de celle-ci au milieu des années 70, nanti d’une licence en Sciences économiques (ULB), avant d’en prendre la tête avec son cousin en 1982. Le coup d’éclat qui le fait sortir de l’ombre, c’est en 1991 qu’il le signe, en collaboration avec Philippe Bodson : la fusion de Louis De Waele et de la Compagnie Immobilière de Belgique, la CIB, devenue Immobel. Il en sera l’administrateur-délégué jusqu’à sa démission en juin 2007, suite à l’affaire dite de “l’Hôpital militaire” (Ixelles), d’un marché public faussé remontant à 1992. Désigné président du Conseil d’administration d’Immobel, il ne le restera que jusqu’en novembre 2007. L’homme au caractère bien trempé, passionné de chasse et de ski, familier du pouvoir politique (proche du PS, il s’était présenté aux élections communales de 2006 à Bruxelles-Ville) avait réussi à tisser des liens entre ses entreprises et les pouvoirs publics, suivis de nombreuses réalisations pour l’État ou des parastataux. Jean Thomas ne quittera pas l’immobilier après 2007, restant actif dans la promotion via sa société Triple J Real Estate, et dans la gestion au travers de SIGG.
Il est décédé samedi soir.