En avril 2019, Thomas & Piron Bâtiment inaugurait une extension de ses bureaux à Namur. En juin, la société remportait le prix belge de l’Énergie et de l’Environnement 2019 dans la catégorie « Sustainable Building ». Cela n’est pas dû au hasard puisque ce bâtiment a été conçu et construit pour illustrer l’évolution mise en route depuis quelques années déjà au sein de l’entreprise : écologique, énergétique et axée sur le bien-être au travail. Petit tour du propriétaire.

« La décision de réaliser des bureaux exemplaires était évidente. En termes d’énergie et d’écologie, nos « anciens bureaux », aujourd’hui occupés par d’autres entités du groupe, étaient déjà passifs. Nous devions donc faire encore mieux cette fois-ci, explique Pascal Delahaut, administrateur-délégué du pôle construction de Thomas & Piron Bâtiment. Cette fois, ils sont non seulement zéro énergie, mais nous pouvons même parler d’énergie positive. »

Ce qui signifie que les besoins primaires (éclairage, ventilation…) ainsi que les besoins secondaires (électricité pour les ordinateurs, les photocopieuses…) sont entièrement compensés par 670 panneaux photovoltaïques placés sur le toit et sur les carports. Le chauffage ainsi que la climatisation sont assurés par huit sondes géothermiques qui descendent à 80 mètres dans le sol. Elles vont chercher la chaleur de la terre en hiver, et inversement, de la fraîcheur en été.

Il faut dire que l’entreprise met en place de nombreuses initiatives pour limiter son empreinte carbone et, plus largement, son empreinte écologique. Sur les chantiers, par exemple, en réduisant de 50 % leur quantité de déchets « tout venant ». Dans ses réalisations, la volonté de faire mieux est aussi présente, notamment en construisant des éco-quartiers.

© Kolorsprod

New way of working

« En plus de montrer à nos clients, nos partenaires et aux autorités publiques ce que nous sommes capables de construire comme projets innovants, nous voulions aussi mettre l’accent sur le bien-être au travail. » A ce titre, l’entreprise a fait appel au bureau d’études Global, ainsi qu’à un panel d’employés pour réfléchir à une « new way of working ».

Cela a donné naissance à la création de mini open-spaces, de salles de réunion où l’on se réunit par thématique ou par projet, le tout en favorisant la communication entre le manager et son équipe. Il ne subsiste aujourd’hui que huit bureaux fermés pour 200 personnes, dont 130 présentes quotidiennement sur le site.

Pour aller plus loin encore, ce « new way of working » propose des espaces de convivialité, notamment des « coffee corners » et une grande cafétéria conviviale. « Cette dernière favorise les moments de détente et les échanges informels, qui permettent d’être plus productifs par la suite. En effet, nous avons remarqué que ces lieux permettaient aux employés de communiquer plus fréquemment, ce qui était favorable en termes de bien-être, mais aussi de productivité. » Pour parfaire le tableau, des fresques du collectif namurois Drash ont également été intégrées aux murs. « On voulait quelque chose d’original qui illustrait notre métier, tout en faisant appel à des artistes locaux », continue Pascal Delahaut. « Nous avons aussi travaillé la circulation au sein du bâtiment en cassant les perspectives pour rompre avec cette idée de couloir très long. Nous avons, entre autres, recouru à des claustras en bois et à des plantes vertes. »

Le bien-être au travail ne serait toutefois pas complet sans un confort acoustique à la pointe. L’isolement et l’absorption des différents lieux de travail ont, en ce sens, été soignés en profondeur.

La biodiversité en ligne de mire

Outre ses performances énergétiques intérieures, le bâtiment a également favorisé la biodiversité à l’extérieur. On parle ici de toitures végétales, mais également d’un ensemble d’arbres d’essences locales plantés à proximité, de l’installation d’hôtels à insectes, de la création d’une mare... Des moutons rejoindront bientôt ce joyeux petit monde. Dans un même esprit, des vélos et deux véhicules électriques sont mis à la disposition des employés pour les déplacements courts, et ce, toujours dans le but de diminuer l’empreinte carbone de l’entreprise.

Cette philosophie alliant écologie et performances énergétiques a poussé Thomas & Piron Bâtiment à participer prochainement au Climathon. Cet événement de portée mondiale se déroulera du 24 au 26 octobre prochains. A cette occasion, chaque participant prendra part à un challenge, en fonction de son domaine d’expertise, pour proposer une solution durable à la problématique posée. Un défi de plus que Thomas & Piron s’apprête à relever avec compétence et créativité, deux qualités qui font la force de l’entreprise depuis sa création en 1976.

Quelques chiffres

Thomas & Piron Bâtiment, c’est 430 emplois directs (plus ou moins répartis en 50% d’ouvriers et 50% d’employés) et 334 appartements vendus actuellement en 2019. L’entreprise a doublé son chiffre d’affaires et ses effectifs depuis sa création en 2014. Elle compte également à son actif de gros projets immobiliers tant pour le secteur public que privé. Le dernier en date : le Delta (rénovation lourde et extension de l’ancienne Maison de la Culture de Namur) qui a été inauguré fin septembre.

« Il était indispensable pour nous, tant pour notre rôle sociétal que pour la pérennité de l’entreprise, de s’investir dans une réflexion qui vise à réduire notre empreinte carbone et à trouver des alternatives aux méthodes de construction dites « traditionnelles ». Nous avons bien sûr pensé et construit nos nouveaux bureaux en ce sens. Ils reflètent notre savoir-faire de promoteur-constructeur tout en mettant en évidence nos efforts en matière d’écologie et d’innovations. » Aubry Lefebvre, administrateur-délégué du pôle promotion de Thomas & Piron Bâtiment