Investir dans un deuxième bien immobilier est un rêve caressé par de nombreux propriétaires. Les avantages sont en effet nombreux : pomme pour la soif, investissement qui se rentabilise tout seul grâce aux loyers dégagés, assurance pour ses vieux jours, logement futur pour ses enfants ou ses parents âgés, B & B... Peu de propriétaires sont toutefois conscients qu’ils peuvent acquérir un autre bien immobilier une fois que leur premier achat est en partie remboursé.

« Avec le durcissement des critères d’acceptation dans les banques depuis le 1er janvier 2020, qui stipule notamment que la limite d’emprunt est fixée à 90% du prix d’achat – ce qui signifie que l’on doit disposer d’une épargne de 10% du montant ainsi que celui couvrant les frais de notaire – les candidats-propriétaires ont toutes les raisons de se montrer frileux. Pourtant, il est toujours possible d’acheter, y compris un second bien immobilier... », assure Monsieur Vandenbosch.

Cas pratique

Prenons le cas d’un deuxième achat immobilier dont le prix s’élève à 150 000 euros, auxquels il faut ajouter des frais de notaire de 23 000 euros et des frais d’acte de 5 000 euros. Le total se chiffre donc à 178 000 euros. En règle générale, et en regard des nouvelles lois, l’emprunt hypothécaire maximum s’élèvera à 120 000 euros, ce qui signifie qu’il faut apporter 58 000 euros de fonds propres. Une somme qui n’est pas anodine. Or, si l’on tient compte du premier achat immobilier (une maison dont la valeur vénale s’élève à 150 000 euros et dont il reste à rembourser 75 000 euros, c’est-à-dire la moitié), tout devient possible !

« Autrefois, le premier bien immobilier servait automatiquement de garantie bancaire et la plupart des seconds achats étaient acceptés sans mal par les banques. » Aujourd’hui, avec le renforcement des critères d’acceptation, il en va tout autrement. En effet, les banques traditionnelles refusent de prendre le risque d’un second achat immobilier sur base d’un premier si l’apport personnel n’est pas suffisant.

« Chez BHE, nous parvenons à relever ce défi à condition de rester à 80% de quotité si l’on additionne les deux biens. Concrètement, il faut aller chercher 45% de la somme totale via le premier bien, qui est déjà en partie remboursé. Il faut donc éviter d’acheter un second bien si l’on a acquis le premier seulement deux ou trois ans plus tôt. Ce tour de force est rendu possible car en tant que courtier, nous bénéficions de conditions préférentielles auxquelles les particuliers n’ont pas accès auprès des banques. La seule solution pour pouvoir acheter un second bien lorsqu’on n’a pas d’épargne est donc souvent de passer par un bureau tel que le nôtre. »

A noter, également, que si l’investissement est bien pensé, le loyer dégagé par le second bien permettra de financer le prêt hypothécaire, voire même parfois de dégager un bénéfice.

Un bien à l’étranger aussi...

Cette façon d’utiliser un premier bien hypothécaire pour en financer un second s’applique tant aux biens situés en Belgique qu’à l’étranger. Le rêve de nombreux propriétaires d’accéder à un bien dans le sud de la France ou en Espagne, par exemple, peut donc se concrétiser. « L’acceptation ou le refus du financement dépendra essentiellement de la valeur du bien que l’on possède déjà en Belgique. Là aussi, notre expérience et notre connaissance du métier jouent. Nous pouvons en effet décrocher les meilleures formules pour nos clients : nous connaissons les banques actives dans tel et tel type de crédit (« les banques-niches »), ce qui permet d’aller droit au but et de bénéficier des meilleures conditions pour nos clients. »