Plus d'un investisseur sur deux (52 %) reporte l'achat d'une maison ou d'un appartement en tant que résidence principale, résidence secondaire ou investissement à cause de la crise coronavirus, c'est ce qu'il ressort du nouveau Baromètre des Investisseurs d'ING. De plus en plus d'investisseurs s'attendent cependant à une reprise de la conjoncture, ce qui se traduit notamment par un timide regain de l'appétit pour le risque.

Il ne fait aucun doute que la crise du coronavirus a eu de lourdes répercussions pour le Belge moyen. Pas moins de 35 % des personnes interrogées ont ainsi vu leurs revenus diminuer depuis l'apparition du Covid-19. À peine 10 % font état d'une augmentation. Pas étonnant dès lors que 41 % des sondés disent avoir réduit leurs dépenses pendant cette période, alors que 14 % déclarent avoir dépensé davantage. Environ 37 % des investisseurs ont, par ailleurs, connu une baisse de leur épargne. 13 % ont en revanche pu mettre davantage de côté.

Enfin, la majorité des sondés estime que de nombreux produits coûteront plus cher à l’avenir, en raison de la crise et, en particulier, les billets d'avion (69 %), les produits alimentaires importés (68 %), les produits alimentaires belges (53 %) et les séjours à l'hôtel (52 %).

Report d'achat immobilier

Le marché immobilier tourne également au ralenti à cause de la crise. Un quart des investisseurs belges avait initialement l'intention d'acheter une maison ou un appartement cette année, que ce soit en tant qu'habitation principale, seconde résidence ou investissement. Aujourd'hui, 40 % déclarent qu'ils ne comptent pas changer leur plan, 52 % ont reporté provisoirement leur achat et 8 % ont renoncé à leur projet. Les attentes par rapport à l'évolution des prix immobiliers sont partagées. Ainsi, 30 % estiment que les prix vont augmenter à cause de la crise, 37 % tablent sur une stabilisation, 26 % s'attendent à une baisse et 8 % n'ont tout simplement pas d'avis sur la question.

Investir dans des secteurs risqués

La flambée des cours boursiers depuis fin mars a également fait grimper les attentes des investisseurs. 31 % d'entre eux tablent ainsi sur une nouvelle hausse des bourses (ils n'étaient que 18 % en mars). Il convient néanmoins d'ajouter que 47 % craignent toujours un recul. Par ailleurs, le nombre d'investisseurs prêts à prendre un peu plus de risques a de nouveau augmenté. 28 % estiment ainsi que le moment est bien choisi pour investir dans des secteurs plus risqués, un pourcentage qui n'avait plus atteint un niveau aussi élevé depuis janvier 2018. Néanmoins, ils sont tout de même encore 33 % à préférer éviter ce type de placements à l'heure actuelle.