La hausse des prix de l'immobilier retarde l'âge auquel se fait l'achat de la première habitation, constate la société de conseil Immotheker Finotheker, qui a réalisé une étude comparative sur des dossiers de 2007 et de 2019.

Ainsi, en 2019, les couples ont acheté leur premier logement à 36 ans en moyenne, contre 31 en 2007. Quant aux célibataires, ils entrent sur le marché de l'immobilier à l'âge moyen de 37 ans, contre 34 en 2007.

Entre 2007 et 2019, le prix d'achat de la première habitation, pour un couple, est passé de 211.855 euros en moyenne à 282.261 euros (+33%), selon Immotheker Finotheker.

La société de conseil constate une concurrence entre les générations. "Les moins de 40 ans, ceux qu'on appelle la Génération Y, doivent (...) repousser l'achat de leur première habitation. Cette génération ne tient pas le choc face aux plus de 40 ans de la Génération X, qui gagnent plus, ont beaucoup plus de ressources propres et font donc grimper les prix de l'immobilier. Les couples de la Génération X disposent en moyenne de 122.000 euros de fonds propres, soit 27% de plus que la Génération Y. Néanmoins, les deux générations prospectent le même créneau immobilier, celui des habitations allant de 250.000 à 350.0000 euros", souligne John Romain, de la société de conseil.

Autre tendance: les acheteurs financent sur fonds propres une partie croissante de leur projet. Pour les couples, l'apport propre moyen a augmenté de près d'un quart (24,8%), passant de 57.757 euros en 2007 à 72.081 euros en 2019, d'après les statistiques d'Immotheker Finotheker. 

Pour les célibataires, l'apport propre a crû de 27,3%, passant de 53.747 euros en 2007 à 68.396 euros en 2019.

Malgré la forte baisse des taux d'intérêts, la société de conseil note que les emprunteurs remboursent davantage chaque mois en 2019 (1.094 euros en moyenne pour un couple) qu'en 2007 (1.010 euros).

Avec les dernières recommandations de la Banque nationale de Belgique, qui demande aux banques de se montrer plus prudentes dans l'octroi de leurs prêts hypothécaires, "il sera plus difficile d'emprunter pour une habitation en 2020", avertit encore Immotheker Finotheker.