Immo Après le succès de trois projets test à Gand, Upgrade Estate étend, à Mons, la vente de kots... en papier.

Cela fait 15 ans que le promoteur gantois Upgrade Estate s’illustre dans la construction et la commercialisation de grands complexes de kots étudiants à travers le pays, en partenariat avec des universités et Hautes écoles. Mais aussi, et surtout, dans leur gestion, puisqu’il demeure impliqué dans ses projets en sa qualité d’opérateur unique via sa filiale Upkot (accent mis sur les espaces communs, les équipements et les services, coach étudiant résidant sur place, animations, recyclage et durabilité, jardin et poulailler…). Après des débuts à Gand en 2012, il a rallié Courtrai, Bruges et Anvers, y montant, toutes villes confondues, 12 projets. Puis il s’est attaqué à la capitale (3 complexes, à Ixelles, Jette et Schaerbeek) et, plus récemment, à la Wallonie, par la porte de Mons (1). Soit un total de plus de… 3 000 chambres, cédées pour la plupart à des investisseurs privés qui perçoivent un rendement annuel de l’ordre de 3 %.

Une machine bien rôdée, dont le fonctionnement est aujourd’hui repensé. C’est que, depuis quelques années, Upgrade Estate s’interroge sur le bien-fondé de la vente de chambres et studios à la pièce. "La formule de la copropriété a bien fonctionné jusqu’ici, mais, à l’avenir, elle est susceptible de poser problème", relève Tom Van Damme, directeur de l’expansion. "On le voit d’ailleurs de manière générale dans toutes les grandes villes du pays, où les conflits entre copropriétaires éclatent au fur et à mesure que les immeubles vieillissent et nécessitent des travaux de rénovation." Sans compter, ajoute-t-il, que la multiplicité des interlocuteurs ne facilite pas la tâche d’Upgrade Estate dans son activité d’opérateur.