Malgré la crise du Covid-19 et les mesures sanitaires, le marché immobilier en province de Liège a connu une hausse assez nette en 2020. Les prix ont globalement augmenté tant pour les maisons que pour les appartements. Le confinement et l'envie qui en a découlé de disposer d'un jardin n'y sont pas étrangers, a indiqué jeudi Renaud Chauvin, notaire en région verviétoise, à l'occasion de la traditionnelle présentation du rapport sur l'évolution du marché immobilier pour l'année écoulée. "Le confinement a eu un effet important sur la volonté d'être propriétaire d'un bien avec un bout de jardin, tout en continuant de privilégier des zones à proximité d'axes autoroutiers ou d'une gare", a souligné Renaud Chauvin.

Alors que les transactions immobilières ont connu une baisse de 4,2 % en Flandre et de 4,8 % à Bruxelles, la Wallonie affiche une augmentation de 0,8 %. Avec + 3 %, la province de Liège fait partie des trois seules provinces, avec Namur et Luxembourg, à présenter une augmentation.

Huy, le plus cher de la province

Concernant les maisons, hors immeubles de rapport et villas de luxe, les prix ont augmenté en province de Liège de 5,1 % pour atteindre un prix médian de 184 000 euros. Le prix médian des maisons n'a d'ailleurs fait qu'augmenter au cours des cinq dernières années (+ 18,7 %). C'est dans l'arrondissement de Huy que l'augmentation des prix est la plus marquée en 2020 (+ 10,8 %). Pour la première fois, le prix médian y atteint les 200 000 euros. Les prix les plus bas s'observent dans les communes au sud-est de la province et dans les anciens centres industriels.

Pour les appartements, alors que les prix en Wallonie ont augmenté de 6,1 %, la progression est de 7,3 % en province de Liège pour atteindre un prix médian de 166 000 euros. Pour les cinq dernières années, l'augmentation est de l'ordre de 14,5 %. Si l'augmentation des prix, tant pour les maisons que pour les appartements, est continue et généralisée, elle est par contre jugée "relativement modérée".

Les taux des crédits hypothécaires restés très attractifs en 2020, malgré des conditions d'octroi plus strictes, peuvent également expliquer la hausse de l'activité immobilière. Pour 2021, les notaires liégeois estiment qu'il est difficile de prévoir les répercussions de la crise sanitaire sur l'immobilier, tout en craignant une hausse des taux d'intérêts.