Ce jeudi 27 janvier, la commission de concertation de la Ville de Bruxelles a invité Immobel à retirer sa demande et à introduire une nouvelle demande de permis d’urbanisme et d’environnement pour le projet immobilier dans le quartier du Sablon. Ceci afin que la demande de permis d’urbanisme puisse être soumise à étude d’incidences, apprend le comité de défense du quartier du Sablon, opposé au projet d'Immobel depuis le début.

L'avis de la commission de concertation fait suite à la décision de la Cour constitutionnelle d'annuler plusieurs articles du Cobat (le règlement régional d'urbanisme) relatifs au nombre de places de parkings nécessaires à la tenue d'une étude d'incidences. "Immobel doit retourner à la case départ. C’est une bonne chose !", se félicite le comité de riverains Sauve Lebeau Sablon, qui propose dans la foulée quatre principes de base afin de faire aboutir un projet plus raisonnable à leurs yeux.

L'art pour faire revivre le quartier ?

Parmi les propositions, le comité de quartier propose de faire revivre le site de manière temporaire en y installant les artistes du musée d'art contemporain et de Kanaal. "Deux ans seront sans doute nécessaires, pour élaborer un nouveau projet et réaliser une étude d’Incidence indépendante, impartiale et complète. La perspective du projet Immobel a anéanti l’activité commerciale des deux côtés de la rue Lebeau", rappelle le comité de quartier. 

"Puisque les bâtiments de Belgacom sont vides, puisque la rue Lebeau et la rue de la Paille souffrent depuis plus de deux ans de cette situation, puisque le chantier ne débutera pas dans un avenir proche, pourquoi ne pas faire revivre ces bâtiments de manière temporaire ? Puisque Bruxelles n’a pas de musée d’art contemporain belge et puisque Kanaal est en chantier, laissons les artistes occuper les lieux. Pour commencer l’angle ex-Taschen, mais aussi les étages au-dessus, ainsi que les anciennes boutiques de la rue Lebeau et la rue de la Paille pourraient être occupées très facilement. De même, tous les rez-de-chaussée commerciaux inoccupés de la rue Lebeau, faisant face aux bâtiments Belgacom, tant qu’ils n’auront pas trouver de repreneurs, pourraient aussi être proposer aux artistes contemporains."

La balle est dans le camp d'Immobel... Pour mémoire, le projet prévoyait la démolition-reconstruction des bâtiments Belgacom pour y construire trois immeubles à appartements comprenant 207 logements et huit commerces aux rez-de-chaussée, des bureaux, un immeuble accueillant un hôtel de 150 chambres ainsi qu'un parking en sous-sol de 385 emplacements. Le tout sur 42 000 m2.