Le Référentiel Quartiers durables de la Région wallonne reprend 25 critères répartis en cinq thématiques. Pour être considéré comme un “quartier durable”, il faut satisfaire à au moins 20 de ces 25 critères. Dont cinq (en italique ci-dessous) sont obligatoires.

1. Les potentialités du site et du projet. Il s’agit de s’assurer que le site choisi pour développer un quartier durable s’inscrit dans une démarche de développement durable, tant en matière de mobilité (critères A1 et A2) que de mixité fonctionnelle (A3 et A4). La localisation d’un quartier durable au sein d’un territoire bien desservi par les transports en commun et par différentes fonctions de proximité participe au développement plus durable des territoires. Promouvoir une répartition équilibrée des différentes fonctions de proximité à l’échelle des quartiers de vie assure une réduction des distances de déplacement, favorise le recours aux modes de transport non motorisés et réduit la dépendance à la voiture. La densité des nouveaux quartiers (A5) est abordée dans cette thématique, en lien étroit avec les critères de localisation.

2. Les ressources. Les projets de quartiers durables sont des opportunités pour limiter les besoins, notamment énergétiques en intégrant des critères de mitoyenneté (B6) et d’ensoleillement (B7) dès l’élaboration du plan masse des nouveaux quartiers. Les consommations de chauffage et le recours aux énergies renouvelables sont abordés (B8 et B9). Une attention particulière est portée aux matériaux de construction (en ce compris la gestion des déblais) et à la réversibilité des aménagements proposés (B10).

3. Les milieux naturels. La végétation et les espaces verts participent à la qualité du cadre de vie et du paysage. Ils jouent un rôle important dans le maintien et l’équilibre de la biodiversité, dans le rafraîchissement de l’air et dans la gestion des eaux de pluie. À cet effet, la perméabilité des sols (C11) et l’infiltration des eaux de pluie (C12) doivent être favorisées dans un projet de quartier durable. Une attention particulière est portée au maintien et à la création d’espaces verts, en termes de quantité, de qualité et d’accessibilité, en lien avec l’offre existante et les besoins identifiés dans le voisinage du quartier (C13 et C14).

4. Les aménagements du quartier. L’accent est ici porté sur l’intérêt de mutualiser certains services et équipements à l’échelle du quartier et de son voisinage, tant dans une optique de renforcement du maillage territorial que d’économie de moyens (D15, D16 et D20). La qualité architecturale et urbanistique des quartiers durables (D17) et l’appropriation des espaces privatifs (D18) et collectifs (D19) qui participent à la qualité de vie dans les quartiers sont abordés dans cette thématique. La mixité et la participation. L’idée est de favoriser la diversité et l’accessibilité dans le quartier durable, via la mixité fonctionnelle (E21), la mixité des types de logements proposés (E22), la mixité sociale (E23), l’accès au quartier à tous (E24) et la participation citoyenne des futurs habitants et des riverains (E25). Il s’agit d’éviter que les quartiers qui s’inscrivent dans cette démarche ne se voient réservés à un type particulier de public ou de population.