Ces dernières semaines, la plupart des Belges ont exercé leur travail à domicile, mais, et c’est un fait remarquable, tous les employés n’apprécient pas cette manière de travailler.

Près de 8 Belges sur 10 (79%) ne veulent pas travailler tout le temps à domicile après la crise du coronavirus, mais plus souvent près de chez eux, de sorte que les déplacements domicile-travail soient moins importants, ressort-il d'une enquête menée par Workero.

De nombreuses entreprises recherchent déjà des bureaux satellites pour travailler moins "à distance". Les "bureaux satellites" voient déjà le nombre de demandes des entreprises augmenter de 300%. De plus, les bureaux ouverts type open space perdent déjà beaucoup en popularité. La demande de bureaux privés post-Covid 19 représente environ 85 % des demandes, selon Workero. Seuls 15% sont encore ouvert au travail en espace ouvert.

Selon l'enquête réalisée auprès de 772 travailleurs belges, un sur trois (35%) n'avait jamais travaillé à domicile avant le lockdown. Pour environ 46 % d'entre eux la raison est que leur employeur ne le leur permettait pas auparavant. Pour près de 15% c’était le cas parce qu'ils préféraient travailler au bureau. Un travailleur sur cinq (22%) travaille à peine un jour par semaine à partir de chez lui, ce qui permet de trouver immédiatement un équilibre entre vie professionnelle et vie privée. Mais ces mêmes employeurs qui, jusqu'à récemment, hésitaient encore à laisser leurs employés travailler à domicile, n’ont pas eu d'autre choix que de le permettre ces dernières semaines.

Ainsi, depuis la crise du coronavirus, une très grande partie des Belges travaille à domicile : 68% le font à plein temps. En conséquence, de nombreuses personnes ont pris conscience des avantages, même si les inconvénients sont soudainement aussi devenus plus apparents. Ces inconvénients sont principalement la réduction des contacts sociaux (70%), le fait que les questions importantes sont moins faciles à discuter à distance (51 %) et la nécessité d'une plus grande autodiscipline (39%).

"Les gens savent maintenant comment éviter les embouteillages, mais en même temps, ils ont aussi besoin de contacts sociaux. C'est pourquoi le "travail à distance" devient la nouvelle norme : travailler dans un genre de bureau satellite régional qui est loué par l'employeur par exemple", explique Dirk Paelinck, CEO de Workero .

Le Belge choisit donc la voie du milieu. Il voit la “nouvelle norme” non pas tant sous la forme d'un travail constant à domicile, mais sous celle d'un co-travail : dans un environnement professionnel donc mais beaucoup plus proche de chez lui.