ShortissIMMO | Petite visite guidée des nouvelles de l'immobilier. Au programme : La vente du penthouse de Tommy Hilfiger à New-York, des "bunkers du Brexit" dans les jardins londoniens et l'octroi de "visas d'or" pour les investisseurs étrangers en Grèce.

> Tommy Hilfiger a mis 11 ans pour vendre son penthouse de New-York

Alors que le prix de départ était fixé à plus de 75 millions de dollars, le penthouse de Tommy Hilfiger a été sévèrement négocié. Le nom du styliste américain pouvait-il permettre de vendre plus cher que le prix moyen du marché ? Visiblement non, puisque l’appartement est resté longtemps en vente. Les 565 m² du duplex et sa vue sur Central Park n'ont pas suffi non plus à faire flamber les prix au-dessus de la raison.

Le penthouse a finalement été vendu à 31,3 millions de dollars selon le New York Times. Bien loin des 80 millions affichés en 2013. En dépit de cette baisse du prix, la transaction est l’une des plus élevées de la ville en octobre, explique le quotidien américain. Pourtant, le couple Hilfiger est loin d'avoir réalisé une bonne affaire puisqu'il a payé l’appartement 25,5 millions en 2008, et rénové pour 20 autres millions.

> Les Londoniens construisent des "bunkers du Brexit"

En mars dernier, le ministre de la Défense du précédent gouvernement britannique avait installé un centre opérationnel dans un bunker anti-atomique en plein centre de Londres. C'est certainement ce qui a poussé des Londoniens à se protéger du "monde extérieur agité" en construisant des "bunkers du Brexit". Ces propriétés prennent la forme de studio de 15 m², revêtu d’acier noir, en général dans le jardin des habitants.

> La Grèce accélère l'octroi de "visas d'or" pour les investisseurs étrangers

Inauguré en 2013, au pic de la crise grecque, alors que les prix de l'immobilier ont connu une baisse drastique, le programme du "visa d'or" octroie un permis de séjour de cinq ans renouvelables aux ressortissants de pays non européens ayant investi au moins 250.000 euros dans l'immobilier. L'an dernier en Grèce, le nombre de ces visas pour les ressortissants non européens a augmenté de 46%.

Environ 5.300 permis de séjour ont ainsi été accordés depuis 2013, selon des chiffres officiels, dont 3.400 à des investisseurs chinois, suivis des Russes et des Turcs. La Banque de Grèce estime que le programme de visas d'or a déjà attiré 469 millions d'euros de capitaux chinois en 2018, et 443 millions pour les seuls six premiers mois de 2019, contre 77 millions en 2017.