"WeWork est en bonne voie pour avoir un cash-flux de trésorerie positif en 2021, un an avant la date prévue, après avoir réduit ses effectifs de plus de 8.000 personnes, renégocié des baux et vendu des actifs", rapporte dimanche le journal économique.

L'objectif d'un bénéfice opérationnel d'ici la fin de l'année prochaine, avancé par Marcelo Claure en février, devrait également être atteint.

Le groupe bénéficie d'une hausse de la demande pour les espaces de travail partagés depuis le début de la pandémie, détaille le Financial Times.

Les entreprises sont en effet à la recherche d'espaces de travail supplémentaires pour leurs salariés, afin de maintenir la distanciation sociale, a précisé M. Claure. Il a précisé que Mastercard, ByteDance (propriétaire de TikTok), Microsoft ou encore Citigroup, ont signé des contrats de location avec WeWork dans les derniers mois.

"Des entreprises comme Facebook, Google et Amazon ont dit à leurs employés qu'ils pouvaient travailler où qu'ils soient. Beaucoup de ces employés viennent maintenant dans un bureau WeWork pour l'utiliser un jour, une semaine, deux jours par semaine, trois jours par semaine", a ajouté le responsable.

WeWork a par ailleurs dû faire face au refus de certains locataires de payer leur loyer à cause de la pandémie.

Présentée il y a encore peu comme une des étoiles de l'économie du partage et valorisée jusqu'à 47 milliards de dollars, la société américaine a accumulé les déboires. Confrontée à la défiance grandissante des investisseurs sur son modèle d'activité et sa gouvernance, elle a dû renoncer en septembre 2019 à son entrée à Wall Street.

Son principal actionnaire, le japonais SoftBank Group, a dû injecter plusieurs milliards de dollars pour sauver WeWork de la banqueroute.

Au total, WeWork avait pesé à hauteur de 720,8 milliards de yens (près de 7 milliards de dollars) sur le résultat net annuel de SoftBank en 2019/2020 (clos le 31 mars).

Sandeep Mathrani, un vétéran du secteur immobilier, a pris la tête de WeWork en février dernier, pour tourner définitivement la page Adam Neumann, son co-fondateur et ancien patron dont les frasques avaient fini par lasser les investisseurs.