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Arco, actionnaire important de Dexia, n'exclut pas une scission du groupe franco-belge, ressort-il d'une interview de Francine Swiggers, présidente du comité de direction du groupe Arco, et de Marc Tinant, vice-président, à paraître samedi dans les journaux L'Echo et De Tijd, et dont certains morceaux choisis figurent déjà sur les sites internet des deux journaux. "Tout un morceau de l'histoire doit encore être écrit. Dans le cadre de l'implémentation du plan européen, nous allons regarder la rentabilité des différentes activités et filiales", expliquent Francine Swiggers et Marc Tinant à l'Echo.

Un exercice qui pourrait, reconnaissent les deux dirigeants d'Arco, créer des divergences entre actionnaires belges et français. En effet, cette réflexion devrait d'abord concerner les filiales les plus compliquées, et donc l'aile française Dexia Crédit Local (DCL). "L'exigence européenne d'avoir moins recours au financement à court terme aura plus d'implications pour DCL et les activités françaises et beaucoup moins pour les activités belges", expliquent-ils encore.

Interrogés sur la possibilité de revoir surgir le scénario d'une scission de Dexia, les deux dirigeants d'Arco ne l'excluent pas. "Nous allons maintenant examiner tous les scénarios pour Dexia. C'est notre devoir. Si des optimalisations sont possibles, nous devons les réaliser".