Entreprise

La compagnie aérienne allemande Lufthansa a-t-elle roulé les actionnaires belges (voir ci-dessous) de Brussels Airlines dans la farine ? C’est ce qu’affirment la plupart d’entre eux, au point de ne pas donner leur accord au rachat de la compagnie belge par les Allemands (lire notre édition de samedi).

Dès ce mercredi, Lufthansa pourrait ainsi racheter les 55 % d’actions restants aux mains des actionnaires belges de Brussels Airlines pour la modique somme de 2,6 millions d’euros. Un montant très loin des 150 millions attendus.

Deux scénario extrêmes

Comment expliquer cette différence de prix ? Pour bien comprendre, il faut remonter en 2008. A l’époque, Lufthansa rachète 45 % de SN Air Holding, l’actionnaire de Brussels Airlines, pour 65 millions d’euros. Il est alors convenu d’une option stipulant que les Allemands ont le droit de racheter les 55 % restants à un prix dépendant des résultats de Brussels Airlines.

Deux scénarios sont mis sur la table. Le premier prévoit un prix modique si la compagnie reste endettée, tandis que le second promet un montant beaucoup plus important si Brussels Airlines obtient de bons résultats financiers.

Selon les actionnaires belges, nous sommes dans le second scénario puisqu’en 2015 la compagnie belge a obtenu un bénéfice de plus de 40 millions d’euros, ce qui a, notamment, permis de distribuer des primes à son personnel.

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