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Des négociations ont eu lieu samedi entre la direction des Editions de l'Avenir et une délégation commune à la Société des rédacteurs (SDR) et à l'Association des journalistes professionnels (AJP) afin de mettre un terme au conflit social qui mine le titre de presse depuis plusieurs mois.

Les négociations vont se poursuivre dimanche. "Ce samedi, une longue rencontre a eu lieu entre la direction des EDA et la délégation SDR-AJP en présence de la secrétaire générale de l'AJP, Martine Simonis. Le but, affiché de part et d'autre, étant de sortir de la crise de ces derniers mois et derniers jours", explique la SDR et l'AJP dans un bref communiqué commun.

"Des négociations se poursuivront ce week-end, le premier pas indispensable pour retrouver la sérénité étant la conclusion d'un plan social acceptable, sans licenciements secs. Des négociations se tiendront également, sur les projets rédactionnels et l'organisation future des rédactions. Les représentants de la rédaction espèrent annoncer d'ici lundi, la conclusion d'une paix sociale", ajoute le communiqué.

Les différents titres des Editions de l'Avenir ont paru samedi, après un jour de non-publication vendredi consécutif à un arrêt de travail la veille. Mais la rédaction du quotidien est revenue ce jour, dans une grande enquête, sur les trois dernières années de sa relation avec l'entreprise Nethys (actionnaire du journal depuis 2014). L'article reproche notamment à l'entreprise "un manque de vision et une stratégie de pourrissement" et dénonce le fait que le journal soit "sous pression depuis trois ans".

Les directions des Editions de l'Avenir et de Nethys ont fait part dans la foulée de cette publication de leur "stupéfaction" face à un "récit à charge et truffé de mensonges".

Fin octobre 2018, la direction des Editions de l'Avenir avait annoncé son intention de supprimer 60 équivalents temps plein sur un total de 280 travailleurs. En décembre, le personnel et la direction s'étaient accordés sur le départ de 45 équivalents temps plein, dont 31,74 au sein de la rédaction du média. La tension est toutefois remontée d'un cran ces dernières semaines sur la question d'éventuels licenciements secs.