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L'avionneur américain Lockheed Martin a signé jeudi à Bruxelles avec seize entreprises belges des certificats de partenariat dans le cadre du marché de fourniture de 34 avions F-35 appelés à remplacer, à partir de 2023, les actuels chasseurs F-16, un contrat qui pèse quelque 4 milliards d'euros. Les signatures n'impliquent pas encore l'effectivité du partenariat avec l'ensemble des entreprises belges. 

Un volet a été déterminant dans le choix de Lockheed par les autorités belges, singulièrement vis-à-vis de l'européen Eurofighter, celui des compensations sociétales ou économiques, rebaptisées intérêts essentiels de sécurité. Le directeur stratégique de Lockheed Martin Steve Sheehy est venu les présenter jeudi en présence de dizaines d'industriels belges et de responsables de la Défense.

"Lockheed Martin ne construit pas lui-même tant de composants que cela", a expliqué Steve Sheehy. "C'est la raison pour laquelle nous faisons appel à l'industrie locale". L'avionneur souhaite encore faire baisser le coût par heure de vol dans les prochaines années et à cet égard, il compte sur l'"innovation" de l'industrie belge. Il doit notamment s'agir de rendre l'entretien plus optimal, de sorte que le coût salarial puisse être revu à la baisse. Objet de critiques, la technologie doit, elle, être plus "conviviale".

Lockheed Martin a signé jeudi symboliquement quelques certificats de partenariat avec seize entreprises belges parmi lesquelles Sabena Aerospace, Sabca, Solvay et Proximus. Lockheed avait entamé il y a plusieurs années des discussions avec plusieurs de ces entreprises; elles se sont accélérées après la décision du gouvernement, a indiqué Steve Sheehy.

Les certificats ne lient pas Lockheed aux industriels. "Nous attendons de ces projets qu'ils se concrétisent mais ils peuvent encore évoluer en fonction des analyses". Actuellement, Lockheed Martin collabore déjà avec deux entreprises belges, notamment pour la production de longerons en titane pour l'appareil.

Steve Sheehy s'est engagé à ce que le choix du F-35 contribue à la croissance économique en Belgique, et entraîne la création de plus d'"emplois de qualité", "certainement jusqu'en 2050 ou 2070".

Les partenaires belges participent jeudi midi à une première réunion avec Lockheed Martin et le motoriste Pratt & Whitney afin de fixer les prochaines échéances.