Entreprise

Le Conseil ministériel restreint a décidé jeudi soir de ne plus octroyer automatiquement des subsides à l'énergie éolienne offshore, mais en fonction du rendement obtenu, a appris l'agence Belga de bonne source. Les principaux ministres du gouvernement fédéral ont également trouvé un accord global sur la formulation juridique de la prolongation de dix ans de la vie du réacteur numéro un de la centrale nucléaire de Tihange, a-t-on ajouté de même source.

Le paiement de subsides aux parcs éoliens installés en mer du Nord se faisait jusqu'à présent sur base de la consommation d'électricité, sans tenir compte des bénéfices déjà engrangés par les opérateurs. Ce système risquait de dérailler, avec une facture pouvant potentiellement atteindre les 800 millions d'euros.

Pour éviter un tel dérapage, seule la rentabilité sera à l'avenir garantie. Si les éoliennes offshore atteignent un certain rendement, le gouvernement cessera de les subsidier. Si ce seuil n'est pas atteint, la différence continuera à être compensée, a-t-on expliqué de même source, en parlant d'un système "plus dynamique" qu'actuellement.

Concrètement, les aides publiques à l'énergie offshore seront déterminées sur base des coûts de production et du prix de l'électricité. Si ce dernier augmente, les aides diminueront. Une instance indépendante sera chargée de déterminer les différents facteurs entrant en ligne de compte.

Le conseil ministériel restreint a aussi décidé de maintenir deux dispositions déjà approuvées - un mécanisme de dégressivité et un plafond annuel, similaire à celui déjà appliqué pour la cotisation fédérale de l'électricité - afin de réduire l'impact de la surcharge offshore sur la facture de certains gros consommateurs industriels.

Cette mesure, présentée par le secrétaire d'Etat à l'Energie, Melchior Wathelet, devrait devenir structurelle.