Entreprise

Avant d’entrer chez CMI – aujourd’hui John Cockerill – en 2013 et d’en prendre les rênes l’an dernier, Jean-Luc Maurange a fait tout son parcours dans la sidérurgie : Sacilor, Usinor, Arcelor, Arcelor Mittal… Diplômé en études commerciales à Bordeaux, il a toujours exercé des fonctions commerciales et marketing. Très rapidement, il a travaillé à l’étranger, notamment au Canada, dont il a obtenu la nationalité : “Je suis attiré par ce pays. Il donne l’impression qu’il n’y a pas de limites, moins de contraintes sur les possibles.” Jean-Luc Maurange y a aussi trouvé “un bon équilibre entre un système libéral et la dimension sociale”. “Le système libéral à outrance a ses limites. Dans l’autre sens, quand on revient en Europe, on se dit qu’il ne faudrait pas trop abuser de notre système social, le détruire à force d’en faire un mauvais usage.”

Passionné de sport, M. Maurange est un ancien premier centre de rugby. Il a donc des histoires à partager avec Yves Prete, ancien talonneur qui a dirigé Safran Aero Boosters et va bientôt présider Sonaca. Le rugby, “c’est une belle épreuve de survie ensemble et de management d’équipe, ce que n’ont pas d’autres sports comme le football”.

Jean-Luc Maurange, 57 ans, est marié, père de trois enfants et grand-père de deux petites filles : “Cela change la vie, ça lui donne du sens. Et d’ailleurs, c’est parfois en pensant à eux qu’on doit prendre des décisions allant au-delà de cette génération.”

CMI, redevenu entre-temps John Cockerill, est connu surtout pour ses activités dans la défense. Quel portrait peut-on faire de JC aujourd’hui ?

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