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Une majorité d'actionnaires belges s'est prononcée contre le rachat total de Brussels Airlines par Lufthansa et l'ont fait savoir, cet après-midi, par courrier à la compagnie allemande.

Ce "non" risque de bloquer l'opération, ou du moins la reporter. Pour rappel, le conseil de surveillance de Lufthansa se réunit ce mercredi et il pourrait donner son feu vert au comité de direction allemand pour lever l'option lui permettant de racheter les 55 % restants aux mains des actionnaires belges de Brussels Airlines. 

Mais, d'après nos informations, le conseil de surveillance ne veut pas se lancer dans ce rachat s'il n'y a pas un consensus avec les actionnaires belges. Ceux-ci ont bloqué sur deux points : le prix proposé (2,6 millions d'euros) ne leur semble pas correct et les plans pour la future compagnie ne donnent pas assez de garantie d'un ancrage belge. 

Lufthansa fait clairement référence à une intégration de Brussels Airlines dans sa compagnie low cost Eurowings dans un document qu'il a présenté aux actionnaires belges. L'aéroport de Bruxelles-National, également actionnaire de Brussels Airlines, a envoyé une lettre séparée montrant son inquiétude par rapport au maintien du "hub" construit avec la compagnie belge depuis des années. 

Lufthansa n'a théoriquement pas besoin de l'accord des actionnaires belges mais leur a tout de même demandé par prudence juridique. La compagnie allemande a jusqu'au mois d'avril 2017 pour lever son option et, d'après certaines sources, elle pourrait mettre ce temps à profit pour trouver une solution concertée avec les Belges.