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Les derniers chiffres de l’exportation wallonne viennent de tomber : pour les 9 premiers mois de 2010, le sud du pays a connu une augmentation de 20,1 % (par rapport à la même période en 2009). Selon l’Awex, l’économie wallonne s’internationalise car cette expansion est encore plus forte si l’on examine les exportations en dehors de l’Union européenne : près de 29 % d’accroissement ! "C’est important car cela veut dire que les efforts de l’Awex pour stimuler l’exportation en dehors des 27 sont payants. C’est là qu’il y a les plus grands potentiels économiques", remarque Philippe Suinen. A titre de comparaison, les pays et régions limitrophes (Flandre, Allemagne, Pays-Bas et France) ont connu une augmentation moyenne de 18,1 %.

Enfin, au niveau des secteurs d’activités, l’industrie pharmaceutique est l’une des locomotives du commerce extérieur wallon : +47,7 % pour les 9 premiers mois de 2010. Au total, ce secteur représente près de 20 % des exportations.

Tiens, et l’Afrique du Nord ? C’est contrasté : Egypte : -14,9 %; Algérie : -10,2 % : Maroc : + 21,2 %; Tunisie : +31 %; Libye : +37,4 %. Vu le contexte actuel de révolte, comment l’Awex envisage-t-elle l’avenir du commerce avec ces pays ? "En Tunisie, les évènements actuels ne devraient pas avoir d’effets sur les exportations, rassure Philippe Suinen. Il n’apparaissait pas que les contacts d’affaires étaient engoncés dans de l’autoritarisme public. Il y avait des lourdeurs administratives, oui, mais on trouve de la bureaucratie partout. Toutefois, la démocratisation sera plus propice à la liberté de création économique. Ce sera encore plus facile qu’avant, et sans doute plus agréable, de travailler avec des partenaires tunisiens." Et l’Egypte ? "On pourrait sentir davantage de conséquences. La situation est différente de la Tunisie. En Egypte, on s’était déjà trouvé dans des situations déplaisantes au point de vue du business "