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Fons Leroy, le patron de l'office régional flamand de l'emploi VDAB, pense qu'il serait pertinent de songer à une réforme du droit du travail en Belgique. "La réforme de l'Etat était une étape nécessaire pour nous", a-t-il expliqué mardi lors d'un événement de l'AmCham Belgium, la chambre de commerce américaine en Belgique. "Mais ce ne doit pas être un alibi pour ne pas discuter d'autres affaires." Fons Leroy juge positif le fait que le VDAB ait reçu la carotte et le bâton en main grâce à la réforme de l'Etat. L'office régional recevra ainsi de l'ONEm la compétence de contrôler les recherches d'emplois effectuées par les chômeurs.

Le patron du VDAB prévient cependant que ce n'est pas maintenant qu'il faut baisser les bras, en raison de l'évolution démographique. Il plaide ainsi pour une refonte de la politique sociale, et estime par exemple que le droit de licenciement doit devenir "activant". Les sociétés devraient dès lors notamment mieux contribuer à la remise au travail qu'aux indemnités de licenciement, selon M. Leroy.

Une nouvelle politique sociale doit être relativement simple à mettre en oeuvre, a encore expliqué Fons Leroy. "Les employeurs veulent mettre les gens au travail plus longtemps, les syndicats plaident pour du 'bon' travail. Les deux doivent être combinés", a-t-il déclaré. "Dans le cas contraire, nous n'atteindrons pas l'objectif de la stratégie européenne de 2020."

Le patron du VDAB propose que le Premier ministre se réunisse avec les partenaires sociaux afin de se mettre au travail. "Nous avons de bons académiques en Belgique. Ils sont capables d'esquisser le système du futur et de faire une proposition aux partenaires."