Entreprise D’ici 2020, la SWDE espère faire baisser le prix du mètre cube de 20 centimes.

La Société wallonne des eaux (SWDE), le plus gros opérateur wallon en matière de distribution d’eau, annonçait lundi par la voix du président de son comité de direction, Éric Smit, que le prix de l’eau n’augmenterait pas en 2015 et en 2016. "Bien évidemment nous ne nous occupons pas du volet assainissement, où il devrait par contre y en avoir", précise Éric Smit qui, à l’horizon 2022, espère bien faire baisser le prix du mètre cube d’eau de 20 centimes (actuellement 1,35€). "Le réseau wallon est le plus ancien du pays, il a soixante ans, il nécessite donc un entretien important." La SWDE prévoit donc un plan d’investissement de 125 millions € chaque année pour moderniser le réseau.

Récupérer 8 millions m3/an

Une modernisation qui permettra, via une meilleure anticipation des problèmes, de faire, à long terme, baisser certains coûts de fonctionnement impactés directement sur le consommateur. D’importants travaux seront donc réalisés chaque année afin de rendre le réseau plus fiable : "Vous savez, si vous voulez gagner de l’argent dans le secteur de l’eau, il suffit de ne pas investir. Ce n’est pas notre objectif." Un plan qui vise aussi à rationaliser un certain nombre de dépenses (réduction des effectifs de 300 personnes d’ici à 2022) : "Nous ne remplacerons que 30 à 40 % des départs."

La stratégie de la SWDE consistera encore à récupérer 8 millions de m3 d’eau qui sont perdus chaque année, essentiellement pour des raisons de fuites sur le réseau. Pour l’heure, la SWDE a déjà récupéré 1 million de m3 sur les 50 millions perdus chaque année. "Deux tiers de ces pertes sont la conséquence de fuites, le reste est sans doute le fait de communes qui effectuent des purges ou qui remplissent des piscines communales. On retrouve aussi l’eau pour les pompiers", explique encore Éric Smit. La SWDE veut optimaliser ses dépenses énergétiques en ayant par exemple recours, comme c’est déjà le cas à certains endroits, à des énergies vertes comme le photovoltaïque.

Un autre problème qui plombe la SWDE concerne les mauvais payeurs, vers lesquels la société publique va renforcer ses moyens d’action. "Nous ne disposons pas, comme dans le secteur de la téléphonie ou de l’énergie, de possibilité de couper l’accès ou de le limiter."

Enfin, un nouveau site web permet, depuis octobre dernier, aux usagers de la SWDE d’être informés sur les différentes perturbations ou sur la qualité de l’eau dans chaque commune.