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Les 10% des plus hauts revenus représentent aujourd'hui un tiers des revenus totaux.

Les revenus des Belges ont fortement augmenté ces 25 dernières années. La moitié de cette croissance a concerné les 20% des ménages les plus riches, ressort-il d'une analyse des données fiscales entre 1973 et 2011 effectuée par le quotidien De Standaard. A la suite de cette augmentation, les 20% les plus riches perçoivent à présent environ la moitié des revenus totaux annuels perçus en Belgique. Toute personne qui avait un revenu net imposable de plus de 40.399 euros en 2011, appartient à ces 20% les plus riches, poursuit le quotidien.

Mais des inégalités de répartition persistent au sein même de ce groupe, dont la moitié la plus riche a vu sa part de revenus augmenter trois fois plus que l'autre moitié. Les 10% des plus hauts revenus représentent aujourd'hui un tiers des revenus totaux. Les 1% les plus riches gagnent quant à eux 126.565 euros et représentent 7,5% des revenus totaux, soit environ un tiers de plus qu'il y a 25 ans.

Les salaires ont enregistré la hausse la plus faible en quatre ans

Entre juillet 2013 et le même mois un an plus tard, les salaires ont enregistré, en Belgique, la hausse la plus faible en 4 ans (+1,9%), indique lundi le bureau de consultance Hay Group qui estime dès lors que les "effets de la modération salariale se font clairement ressentir". "Entre le 1er juillet 2013 et le 1er juillet 2014, les travailleurs belges ont bénéficié d'une augmentation de leur salaire de base d'en moyenne 1,9%, soit relativement inférieure à l'augmentation moyenne de 2,4 % observée en 2013", précise le groupe.

"Cette augmentation limitée n'est pas une surprise puisqu'elle poursuit une tendance initiée depuis quelques années. Les chiffres en baisse pour 2014 s'expliquent par une faible inflation et une indexation salariale limitée", poursuit-il. "Avec 1% d'indexation et une augmentation de l'ancienneté d'environ 0,5%, l'augmentation moyenne s'explique déjà en grande partie", détaille encore le Hay Group.

Ce dernier prévoit enfin une confirmation de cette tendance pour 2015, avec des augmentations salariales limitées et sélectives qui devraient atteindre les 2%. Quant à l'indexation, elle devrait être moins élevée en raison d'une inflation en baisse.