Entreprise

Les 110 employés des six magasins belges de la chaîne de vêtements britannique New Look ont poursuivi leur mouvement de grève lundi. L'entreprise a fait part jeudi de son intention de déposer le bilan pour ces boutiques jugées non rentables.

Pourtant, selon des affirmations de la direction belge, relayées par le permanent syndical CNE Jalil Bourhidane, un seul des six magasins ne serait pas rentable.

Ce lundi, les travailleurs et leurs représentants syndicaux ont mené deux actions. Certains se sont rendus au tribunal de l'entreprise puisque le dossier de la faillite de New Look devait y être traité. Ils y ont retrouvé des membres de la direction belge qui ne reçoit visiblement aucune information de la part du groupe anglais propriétaire.

"Nous avons pu nous entretenir avec la juge et plaidé pour qu'il y ait un plan social pour le personnel et non une faillite", explique Jalil Bourhidane. Pour rappel, les syndicats contestent l'aveu de faillite de New Look. Ils croient que le groupe anglais cherche à contourner ses responsabilités et évitant d'ouvrir une procédure renault de licenciement collectif.

"La juge nous a fait savoir qu'elle voulait éclaircir des zones d'ombres dans ce dossier et elle reporte sa décision de quelques jours", indique le permanent CNE.

La seconde action, c'est une visite impromptue au cabinet du Premier ministre Charles Michel. Une délégation a été reçue par son chef de cabinet et son porte-parole. "Ils ont manifesté leur solidarité avec le personnel. Ils se sont engagés à chercher des informations via la direction de New Look et à nous aider dans le reclassement du personnel", détaille Jalil Bourhidane.

Une nouvelle assemblée du personnel se tiendra mardi. les employés devraient y valider une poursuite de la grève, au moins jusqu'à la décision du tribunal de l'entreprise.

New Look compte six magasins en Belgique: deux à Anvers, deux à Bruxelles, un à Hasselt et un autre à Mons. D'après la CNE, des candidats repreneurs se sont déjà manifesté pour reprendre ces surfaces commerciales, sans que le syndicat sache si le personnel le sera aussi.