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La Fédération internationale des Journalistes (FIJ) et la Fédération européenne des Journalistes (FEJ) ont alerté la "Plateforme pour renforcer la protection du journalisme et la sécurité des journalistes" du Conseil de l'Europe à la suite du "lock-out" survenu aux Editions de L'Avenir en début de semaine, peut-on lire jeudi sur le site internet de l'institution basée à Strasbourg. Les quotidiens des Editions de L'Avenir n'étaient pas parus mardi et mercredi à la suite d'une action du personnel lancée lundi soir. Les travailleurs contestaient les licenciements secs de trois journalistes qu'ils estimaient "ciblés", ce que la direction a toujours nié.

Mercredi, le personnel avait décidé en assemblée générale de reprendre le travail "en signe d'ouverture". La direction avait toutefois décidé de conditionner cette reprise à la conclusion d'un accord social. Celui-ci est intervenu dans la nuit de mercredi à jeudi mais doit encore faire l'objet d'une approbation par l'assemblée générale du personnel.

Dès lundi soir, les membres de la rédaction s'étaient vus privés de leurs moyens de communication. Le système n'a été rétabli que tard mercredi, permettant toutefois la parution de l'édition du jeudi.

"Les organisations représentatives des journalistes ont dénoncé le 'muselage' de la rédaction de L'Avenir et les menaces sur le pluralisme et l'indépendance des médias. Elles ont assimilé le lock-out opéré pendant deux jours par la direction du journal à une 'censure pure et simple', portant atteinte au droit des lecteurs de L'Avenir à accéder à l'information", indique la FEJ dans son alerte.

Cette plateforme a pour objectif de permettre au Conseil de l'Europe "d'être informé à temps, de manière plus systématique et d'agir de façon rapide et coordonnée quand cela s'avère nécessaire", précise l'institution.